dimanche 20 mai 2007
VOLCKMAN Christian : Renaissance

« Un blade Runner made in France, un Matrix en
animation » dit l’Ecran Fantastique de ce film. Ce n’est pas faux. Il y a
aussi un peu d’Akira… Mais il est surtout une bombe d’une grande beauté et
d’une innovation technique jamais vue. Cocorico !
Dans un Paris futuriste, une jeune chercheuse est kidnappée. Une équipe de police, sous la direction de Karas, mène l’enquête. Bien vite, l’officier comprend que l’affaire implique bien plus que quelques malfrats de bas étages…
Film d’animation utilisant les techniques de la motion capture, Renaissance est d’une esthétique incomparable. Si le principe du noir est blanc fait un peu mal à la tête au départ, il nous plonge vite dans les ruelles de ce Paris tentaculaire et nous suivons ce polar la bouche ouverte, oubliant presque de déglutir.
La principale qualité de ce film est d’abord l’esthétique : réalisme des mouvements, beauté de Paris, ambiance des vieux polars… Mais Renaissance est aussi un film intelligent, abordant des thèmes certes presque éculés mais toujours d’actualité.
Il n’a pas fait le nombre d’entrées méritées au cinéma mais n’hésitez pas à le voir (à l’acheter ?) et vous verrez que le 7ème art français sait innover et se positionner parmi les plus talentueux du monde (re-cocorico ?). Pour moi, c’est un des meilleurs films de 2006.
StepH
LEE Tanith : La saga d’Uasti
Connaissez-vous
la bêtise humaine ? Non ? Et bien c’est moi… moi il y a quelques
années ! Un été, j’ai décidé qu’il me fallait lire, beaucoup lire. Alors
je vais dans ma FNAC préférée et je regarde un peu le rayon SF/Fantasy. Mon
regard est attiré par une tranche particulière, un dictionnaire au format
poche. Je tire le bouquin et une jolie illustration me persuade qu’il s’agit DU
livre qu’il me faut. Me voilà de retour chez moi avec un objet de 1200 pages,
sans savoir ce qu’il raconte, sans jamais avoir entendu parlé de l’auteur. Je
me lance, j’ai pas peur et 10 pages plus loin le livre est refermé pour trois
ans…
Trois ans
plus tard, j’ai envie de lire, je vais dans ma FNAC préférée et je me
dis : « non, tu as trop de livres chez toi que tu n’as pas
encore lu pour pouvoir en acheter un nouveau ! ». Dans ma
bibliothèque le pavé me fait de l’œil, je l’ouvre et arrive enfin au bout.
Voilà la Saga d’Uasti.
Une déesse
se réveille dans un volcan et commence alors un voyage qui la mènera jusqu’au
bout du monde à la recherche des siens et d’elle-même. Plus tard nous suivrons
son fils jeune guerrier barbare aux origines inconnues.
Cette œuvre
n’est pas la meilleure chose qu’il m’est été donné de lire et à plusieurs
reprises j’ai dû me faire violence pour avancer tant certains passages sont
bizarres. Je pense notamment aux extra-terrestres dans leur vaisseau, je ne
croyais pas cela possible, trouver des êtres venus d’ailleurs dans un roman de
fantasy. Mais bon je l’ai terminé et me suis aperçu qu’il n’était pas si
mauvais que ça. C’est un bouquin dans lequel les héros tirent les leçons de
leurs erreurs et il est intéressant de les suivre à travers leurs épreuves et
surtout de voir comment ils s’en tirent et ce qu’elles leur apportent.
Le récit
comporte quelques moments intenses, globalement peu d’action et peu de
rebondissements vraiment conséquents. Pour l’apprécier il faut simplement se
laisser entraîner dans le voyage de nos héros et avoir du temps et de la
patience. Moi qui aime les persos super forts, j’ai aimé le fait de suivre une
déesse qui découvre son potentiel petit à petit, ainsi que son fils inconscient
de l’héritage dont il dispose. Un roman en dents de scie appréciable pour les
lecteurs chevronnés.
Fab



