vendredi 1 juin 2007
RESNICK, Mike : Santiago.
Il y a bien
longtemps dans un galaxie lointaine, très lointaine un gouvernement galactique
tente de maintenir l'ordre sur la frontière extérieure, le rebord
interstellaire le plus éloigné du pouvoir central. Non on ne peut pas commencer
cette histoire comme ceci...
Il faut
évoquer un monde où les malentendus se règlent l'arme au poing dans la grande
rue, où des fortunes changent de mains sur un bluff dans des saloons enfumés où
on dilapide son argent en whisky ou en fille. Mais ici encore on ne peut
raccourcir ce livre ainsi.
SANTIAGO
est à équidistance
de ces deux genres Space-Opera et Far-West ; Space-West ? Far-Opera ?
SANTIAGO
n'est
paradoxalement pas l'histoire de Santiago, mais celle de ceux qui le
poursuivent lui, le plus célèbre hors-la-loi, celui à qui on attribue les vols
les plus audacieux, les massacres les plus sanglants. Celui dont la récompense
est la plus élevée, dont l'avis de recherche est resté le plus longtemps
affiché dans les relais et dont personne ne connaît le visage.
C'est
l'histoire d'un chasseur de prime, ancien révolutionnaire mais dont les combats
ont toujours servi à remplacer un dictateur par un autre ; Alors entre deux
coups il décide de se lancer à la recherche de la baleine blanche de tous les
chasseurs de prime : Santiago. Second personnage principal de cette intrigue,
une journaliste un peu portée sur la boisson qui rêve d'être celle qui interviewera
la première la légende.
Deux
personnages principaux dont on suit les pérégrinations mais quelle galerie de
personnages secondaires ! Par un procédé narratif, l'auteur entame chaque
chapitre par des extraits d'une comptine qui décrit en quatre vers le personnage
que l'on va croiser ici : Le prêtre de western capable de dégainer aussi vite
une citation biblique que son pistolet sonique pour une prime, le trappeur vindicatif
tellement immense qu'on le surnomme Homme-Montagne, le chasseur de prime le
plus craint de la frontière appelé simplement l'Ange ou la tueuse impitoyable
au doux nom d'Altaïr d'Altaïr...
SANTIAGO
est un de mes
ouvrages préférés. Le mélange des genres semble tellement évident qu'on se
demande pourquoi on ne trouve pas plus d'oeuvres qui s'en inspirent. La qualité
dans l'écriture et dans les tranches de vie d'une si grande quantité de
personnages et enfin le mystère qui entoure Santiago...
Je ne serai
pas étonné que ce fut en parti dans cet ouvrage que Joss WHEDON ait trouvé
l'inspiration pour créer Firefly et Serenity...
Si vous êtes pugnaces je ne saurais trop vous conseiller de chercher l'ancienne édition de Présence du Futur, en deux tomes dont les couvertures qui illustrent cet article mettent directement dans l'ambiance ! Je trouve personnellement la nouvelle couv' particulièrement moche...
Pacman.
WHEDON, Joss : Firefly.
Loin dans
le futur, la Terre a terminé sa mondialisation. Les cultures américaines et
chinoises dominent. Faute de place, de ressources, les hommes entament la conquête
de l’espace. Après avoir terraformé
plusieurs planètes, les colonies finissent par s’entredéchirer entre partisans
de l’Unification et indépendantistes.
L’histoire
commence quelques années après la guerre d’Unification (remportée par
l’alliance). Malcolm Reynolds est le capitaine du Serenity. Ex indépendantiste
ayant perdu toutes ses illusions, il vit dans un rafiot en compagnie de son
équipage et écume l’espace à la recherche de boulots plus ou moins légaux. Son
but : rester libre, continuer de voler. Cette vie n’est pas toujours
facile mais se complique lorsqu’il embarque un jeune médecin et sa folle de
sœur sans savoir qu’ils sont activement recherchés par l’Alliance…
Série à la fois space opera et western, Firefly ne cesse d’étonner. Centrée sur les personnages et leurs relations, elle explore chaque facette du groupe et de leurs interactions. En ce sens, elle me semble vraiment très intelligente et fine. Mais elle est aussi très drôle et les effets spéciaux sont bons. Elle traite enfin de la liberté et de son prix…
En deux mots : petit bijou. Même les étranges personnes qui détestent Buffy et Angel (série du même auteur) devraient adorer ! Malheureusement, malgré un très gros investissement du public, la série s’arrête après 14 épisodes. Heureusement, un Film clôt la série de manière à peu près satisfaisante (on aurait préféré qu’elle continue !). Regardez, procurez le vous de la manière qu’il vous plaira mais comme disent les fans : don’t stop the signal !
StepH

