E-maginaire

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jeudi 7 juin 2007

NOLAN, Christopher : Le Prestige.

prestigecineCe film nous transporte en arrière dans le temps, à la période qui fait suite à l’invention de l’électricité. A cette époque, où les tours de magies et les grandes illusions font salles combles, deux illusionnistes, Alfred Borden et Rupert Angier, semblent prêt à tout pour obtenir leur heure de gloire avec l’illusion qui fera définitivement leur réputation. Seulement voilà, si les deux hommes faisaient équipe au départ certains événements ainsi que leurs ambitions respectives vont les séparer pour en faire les pires ennemis.

La qualité de ce film est indéniable. La réalisation est très bonne et nous immerge dans une ambiance à la fois pauvre et sordide, mais aussi magique (lorsque l’on retrouve les personnages sous les feux des projecteurs). Les performances d’acteurs de Hugh Jackman et Christian Bale apportent un atout incontestable au film, largement soutenues par celles des personnages secondaires (comme celle de Michael Caine). L’histoire tient la route, mais étant donné que le scénario est tiré du livre de Christopher Priest on ne peut pas attribuer cette qualité au scénariste du film.

Seul petit bémol : la volonté de Christopher Nolan de narrer à partir de flashbacks laisse parfois le spectateur dans la confusion voire l’incompréhension la plus totale. Rassurez-vous, une fois le film terminé on comprend mieux et on se rend compte que ce n’était pas si complexe que ça.

En bref, le film vaut largement le coup d’œil.

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Critique comparée :

Je terminerai cette présentation par une critique comparée entre le roman de Cristopher Priest et le film de Christopher Nolan. Bien qu’étant bon, le film de Nolan n’est pas à la hauteur du roman de Priest. Je sais qu’il est difficile d’obtenir le rendu d’un livre de 410 pages en 2h08 minutes, mais il me semble quand même que Nolan est passé à côté de ce qui fait, pour moi, la grandeur du Prestige. En effet, le réalisateur a laissé de côté la subtilité et la finesse que l’on trouve dans le livre pour expliquer finalement comment ces deux hommes en sont arrivés là. Pour ne pas gâcher la lecture du roman ou le visionnage du film, tout en essayant de faire comprendre mon avis, j’évoquerais simplement un point qui se situe très tôt dans les deux œuvres respectives. Dans le livre, les deux hommes ne se connaissent (et ne se connaîtront) pas : et c’est bien à partir de cette méconnaissance et de l’accumulation d’évènements plus ou moins fortuits (dont soit l’un soit l’autre ne soupçonnera pas les conséquences) que ces deux hommes, qui ne sont en aucun cas mauvais, se retrouvent dans des situations qu’ils n’ont pas réellement voulu. Or, dans le film on constate très tôt que ces deux personnages sont prêts à se détruire l’un l’autre pour arriver à leur fin. Je ne pense pas que tenter de montrer que l’un ou l’autre n’est pas totalement informé et conscient du mal qu’il a pu faire, prenne beaucoup plus de temps dans la réalisation ou augmente nécessairement la durée du film. Mais il est vrai que le choix de Nolan renvoie au spectateur beaucoup plus de violence directe et visible que ne le fait le roman…

EVa

Posté par e_maginaire à 18:55 - petit et grand écran - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

PRIEST, Christopher : Le Prestige.

prestigeAndy Westley, journaliste au Chronicle à Londres, reçoit un livre expédié par son père : Les secrets de la magie, d’un certain Alfred Borden. Il doit par ailleurs enquêter pour son journal sur une secte installée dans un manoir de Caldlow et plus particulièrement sur les agissements du père Franklin. Au cours de son enquête, il va rencontrer Kate Angier qui semble connaître beaucoup de choses sur son passé… Andy, lui, sait seulement qu’il est né Borden, qu’il a été adopté très jeune et que depuis toujours il ressent la présence et le manque d’un frère jumeau. Cette rencontre va bouleverser Andy. Les documents que possèdent Kate vont tous deux les plonger dans l’histoire de deux illusionnistes rivaux du début du XXème siècle : Le Grand Danton (Rupert Angier) et Alfred Borden, leurs arrières grands-pères respectifs.

Roman époustouflant… A dévorer avec avidité… Petit bijou de la littérature de l’imaginaire… Rien que ça !

Christopher Priest nous bluffe du début à la fin du livre. L’histoire est passionnante, extrêmement prenante et très bien écrite. Les personnages sont d’une humanité débordante. La lutte acharnée entre les deux illusionnistes en quête de la gloire suprême est d’une finesse incroyable : tous deux emportés dans un combat qui les dépasse, qui débute et se poursuit sur des quiproquos et qui nous rappelle à quel point on ne se comprend pas si l’on ne communique pas. Et pourtant, comme ces deux hommes se ressemblent et comme leurs vies et leurs fins sont pareillement solitaires !

De plus, la présentation du roman porte en elle-même l’originalité et la subtile richesse de cette histoire. Ainsi, on suit successivement 4 narrateurs : Andrew Westley, Alfred Borden, Kate Angier puis Rupert Angier. Ces focalisations subjectives et successives nous permettent de découvrir, à partir de points de vue qui se distinguent nettement, des évènements communs. Au-delà de la qualité incontestable de l’écriture et de l’histoire, c’est là que réside à mon sens la force de cette œuvre.

EVa

Posté par e_maginaire à 18:39 - bouquins - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

O'BANNON, Rockne S. : Farscape.

FarscapeStarburst4Ah! Farscape, John Crichton, Aeryn Sun, Zhaan, D’Argo et Chiana… Des personnages haut en couleur qui m’ont fait rire et pleurer… mais surtout rire pendant quatre, trop courtes, saisons, 88 épisodes et 2 téléfilms.

« Je m'appelle John Crichton ... Je suis astronaute ... Une vague d'ondes électromagnétiques est passée... J'ai été aspiré par un vortex... Maintenant je suis perdu dans un coin reculé de l'univers à bord d'un vaisseau vivant habité par toutes sortes de créatures extraterrestres bizarres... Aidez-moi !... Au secours !... Vous m'entendez ? Il y a sûrement quelqu'un quelque part qui m'entend... Je suis poursuivi par un commandant militaire psychopathe qui sait tout ce que je ne sais pas... Je cherche juste un moyen de rentrer chez moi. » accroche du générique des saisons une et deux qui résume assez bien la situation.

Parfois politiquement incorrecte, parfois parodique, bourrée de clin d’œil à d’autres séries, pour son ton, pour le caractère de ses héros, pour son inventivité et globalement pour son originalité, Farscape est LA série space-op qu’il faut absolument voir, ou revoir. D’une esthétique peu commune mais vraiment réussie, avec deux personnages principaux en latex, pures marionnettes, et pourtant hyper expressifs et des effets spéciaux sensationnels voilà pour l’aspect visuel.

Au niveau du scénario, tous les thèmes sont abordés, souvent avec humour et parfois sarcastique : de l’histoire d’amour, aux sujets très sérieux comme : que feraient les Etats-Unis si on leur donnait une technologie de pointe ? La partageraient-ils ou la garderaient-ils pour eux ? (La réponse dans Farscape) Bien sûr il y a toujours un fil conducteur d’épisodes en épisodes mais parfois on s’y perd un peu surtout si on en rate un. Le personnage de John Crichton (campé par Ben Browder) (incontestable héros de la série) est un américain moyen dans le comportement mais particulièrement intelligent (pour un humain) et débrouillard. Gaffeur, il met toujours les pieds dans le plat du voisin. Compliquées, ces solutions sont toujours les plus difficiles à mettre en œuvre (surtout pour des coéquipiers pour qui l’attaque est toujours la meilleure option), gentiment idiot et un peu naïf parfois, il est époustouflant.

Arrêtée officiellement pour un problème de budget en 2002, Farscape aura marqué les esprits et aura surtout été largement récompensée pour ses qualités. Les fans de la série se sont mobilisés avec force et ont même envoyé des chèques à la chaîne pour qu’à défaut d’une nouvelle saison, elle leur propose au minimum une fin correcte. Ce fut chose faite en 2004 avec la sortie de The peacekeeper war, téléfilm en deux parties mettant un point final à la quatrième saison tout en laissant de nombreuses portes ouvertes pour des suites ou spin-off.

La série n’aura jamais été diffusée en France sur le réseau national. Seule Série Club aura tenté le coup et Sci-Fi bien évidemment mais beaucoup plus tard. Reste les DVD certes un peu chers et pas d’une super qualité non plus… à défaut d’avoir de bons supports et une large diffusion, Farscape est vraiment LA série de science-fiction par excellence. J’ai essayé de faire court mais je pourrais en parler pendant des heures, alors je laisse le soin à d’autres de vous donner leur vision de la série qui sera de toutes manières positive… A voir absolument !

Fab

 

Posté par e_maginaire à 10:33 - petit et grand écran - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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