jeudi 14 juin 2007
STROUD, Jonathan : L'amulette de Samarcande (La trilogie de Bartiméus).
J'errais
dans les rayons de ma librairie, en mal de lecture. Vu le rayon francais (Hugo
et autres Verlaine), je me dirige vers le rayon anglais. Faute de grives... Je
tombe sur une couverture sympa, un livre épais donc qui tiendra longtemps.
J'achète. Une semaine plus tard, j'embêtais une employée de la même librairie
pour qu'elle me trouve la suite... Pourquoi?
Londres,
aujourd'hui. Nathaniel est un petit garçon adopté. Son maître est un magicien.
Les magiciens, pour éviter les luttes de lignées, ont interdit d'eux même la
parenté parmi les leurs. Ils sont d'ailleurs ceux qui dirigent la Grande
Bretagne actuellement, leur gouvernement contrôlant tout, et laissant très peu
de liberté aux gens du peuple non pratiquant de l'art.
Nathaniel est très
doué. Encore enfant, il arrive tout de même à invoquer un Djiin, Bartimeus. Il
lui ordonne de voler un objet de pouvoir chez un magicien du gouvernement. Les
ennuis commencent, et l'intrigue se noue.
Que dire de plus
que : passionnant? J'ai acheté ce livre en anglais, et je l'ai dévoré en une
semaine. Les pouvoirs des magiciens provenant des "démons" qui ne
sont autres que des Djiins ou assimilés, le système politique du pays, la société
opprimée mais contrôlée et supportant son gouvernement, tout cela est très bien
amené, et surtout dévoilé petit a petit, comme Nathaniel le découvre.
Mais le vrai intérêt
du livre, ce sont les personnages. Nathaniel est ambitieux, arrogant, mais il a
un certain charme de pureté et de naïveté dans ses actions. On se prend même à
s'attacher a lui. Le deuxième personnage, Bartimaeus, est une bouffée d'oxygène.
Cynique, mauvais, hautain, il est quand même celui que l'on attend sur ses
actions, et surtout ses commentaires. Toujours à se mettre en avant, toujours à
se dire le plus fort. Ses explications en bas de page sont légion, et à chaque
fois ou presque, c'est pour dire à quel point il est fort ou à quel point ses
adversaires sont faibles. Les parties sur lui sont d'ailleurs écrites à la
première personne, alors que celles sur Nathaniel le sont à la troisième.
Un joyau, première
pierre d'une série de trois. Il vous tiendra en haleine jusqu'aux dernières
pages.
Paquito del Japon

