dimanche 17 juin 2007
GREEN, Simon, R : Traquemort : le Proscrit.
« Le Green est light ! » avons-nous dit lors de précédentes critiques oui mais voilà, il y a aussi du Green « fat » et c’est pour notre plus grand bonheur ! Quelle joie de retrouver Owen Traquemort, le proscrit, Hazel d’Ark, pirate et trafiquante de clones, Jack Hasard, la légende vivante, Tobias Lune, l’homme ajusté, Rubis Voyage, la chasseuse de prime, Lionepierre, l’impératrice, Finlay Campbel, Evangéline Shrek et bien sur mon préféré Valentin Wolfe. Pour e-maginaire, je me suis replongé dans l’univers fascinant de la série des Traquemort (5 tomes jusqu’à présent) et je vous livre mes impressions de deuxième lecture, cinq après la première !
Owen se remet tranquillement de sa nuit avec sa maîtresse quand il apprend de la pire des manières que l’impératrice Lionepierre XIV l’a déclaré hors la loi. Il réussit à s’enfuir de son château avec l’aide d’Ozymandias et rencontre dans sa fuite Hazel d’Ark tout juste remise d’une attaque de croiseurs interstellaires. Ainsi se rencontrent les deux héros que rien ne rapproche sinon leur situation inconfortable. De planète en planète, vont se rallier à eux une véritable petite équipe qui va devoir remettre de l’ordre dans l’Empire ! De leur côté, sur Golgotha, Finley Campbel et Valentin Wolfe papillonnent entre secrets, intrigues et machinations alors que la résistance des clones et des espsis s’organise contre le pouvoir oppresseur.
Dans un univers à la croisée des mondes, sorte de melting-pot de tout ce que la SF a pu produire, Green nous plonge dans un univers assez noir où tous les coups sont permis. La loi du plus fort règne, l’esclavage fait partie des institutions, on tue pour le plaisir et on prend plaisir à tuer dans des feux d’artifices d’hémoglobine ou tout autre liquide un peu visqueux qui s’en rapproche. Impossible de décrire en quelques lignes un Empire très complexe auquel est consacré se premier tome. On entrevoit les rouages grinçants d’un monde où rien ne va plus à travers les différentes intrigues et les réflexions personnelles des personnages. Malgré la longueur des descriptions on en redemande tant on a l’impression d’y être.
Les atmosphères dépeintes sont souvent très lourdes mais les réparties humoristiques des personnages réussissent parfaitement à nous arracher des sourires en pleine boucherie. Justement, leur caractère est absolument bien pensé, de chapitre en chapitre, ils sont tous fidèles à eux-mêmes et c’est vraiment un régal que de les suivre de bout en bout. De plus Green réussit le tour de maître de leur faire rencontrer des situations toujours différentes, toujours plus dangereuses et toujours plus incroyables. Une variété des plus appréciables dans un livre de cette longueur.
Je ne saurais vraiment dire si le rythme est plutôt lent ou rapide, pour ma part il est parfait : on prend le temps de connaître l’univers, les personnages et quand on arrive aux combats, tout se précipite et part dans tous les sens et la plupart du temps en vrille totale… le juste milieu peut-être ! J’admire aussi la cohérence des personnages et leur parfaite intégration dans le monde aussi complexe et bien pensé soit-il.
Bref, faites attention avant de vous lancer dans cette série car vous risquez de dilapider tout votre stock de congés afin d’en arriver au bout tant elle est prenante. Pour moi ce premier tome est vraiment exceptionnel, même en deuxième lecture, il pause les bases de l’univers et vous fait connaître les personnages. Il se lit très facilement mais il demande un certain effort de mémoire à cause de la foultitude de détails qu’il énonce. De plus la variété est très appréciable, tant dans l’action que dans les planètes visitées ou les caractères. Avec Traquemort, on oublie facilement qu’il existe un monde réel qui nous entoure !
La suite pour le tome deux : «la Rébellion ».
Fab


