jeudi 5 juillet 2007
GREEN, Simon, R. : Traquemort : la guerre.
Quatre chapitres, quatre moments de guerre atroce, rapide,
sanglante. Owen et Hazel sur Brumonde, Gilles, Finley, Evangeline et Julien sue
Haceldama, Kit et David sur Virimonde et enfin tout le monde sur Golgotha. Je
ne vous en dirai pas plus sur l’histoire, rien ne ressemble plus à une guerre
qu’une autre guerre… Bref oubliées les intrigues, ici on parle de boucherie, de
mort par tous les moyens possibles et imaginables.
Assez rapide en définitive, parfois même expéditif, la guerre, c’est la guerre ! Alors on regarde les personnages stresser au début des chapitres, tournant en rond parfois et puis on les voit se battre dans un déchaînement de violence, de sang et de rage. Là tout est plus rapide et parfois l’intensité des combats en pâtit. C’est d’autant plus vrai que certains gros vilains, que l’on nous avait présentés comme presque invincibles, se font méchamment dérouiller en deux pages chrono voire moins.
Je voudrais aussi profiter de cette critique pour rebondir sur le commentaire de Steph concernant les répétitions. Green en effet se répète énormément tant au niveau de l’histoire, des personnages ou du monde qu’au niveau de certaines expressions (traduction à mettre en cause peut-être ?) : « … un tout supérieur à la somme de ses parties… » pour ne citer qu’elle. Alors parfois c’est particulièrement ennuyeux et énervant, mais souvent ça aide bien à se resituer dans le temps et l’espace. Il faut ajouter que c’est particulièrement vrai dans le deuxième volume et un peu moins dans le troisième.
D’autre part, je voulais vous parler des femmes dans Traquemort (toujours rapport à un commentaire !) Ne vous attendez pas à de magnifiques potiches qui font tapisserie, non ici, les femmes sont des bourrins invétérés, foncent dans le tas et réfléchissent après, elles tuent et massacrent à tours de bras… bref elles sont psychopathes et troublantes parfois. Ce sont les hommes qui font preuve de sentimentalisme, qui tombent amoureux, qui se posent des questions. Je généralise, il y a bien quelques exceptions dans les deux camps mais globalement ça reste vrai. Amateurs de femmes dominatrices…
Ce troisième volet de la saga Traquemort aurait pu constituer le dernier volume. Oui mais voilà la fin très ouverte remet sur le tapis tout ce qui a été laissé en suspens dans ce tome. A la fin on se demande même ce qui peut désormais arriver, nos héros sont-ils toujours des mortels, ont-ils vraiment fait les bons choix ? Un semblant de réponse dans le suivant : « l’honneur ».
Fab

