E-maginaire

Tout ou presque sur le domaine de l'imaginaire! Littérature (fantastique, SF, fantasy), BD, comics, manga, jeu de rôle, cinéma. Des actus et des nouvelles. Blog collaboratif, n'hésitez pas à l'enrichir de votre avis!

vendredi 13 juillet 2007

ARONOFSKY, Darren : the Fountain.

thefountainTrois époques, Tomas cherche le moyen de sauver celle qu’il aime. On raconte dans la Genèse que Dieu avait placé deux arbres dans le jardin d’Eden : l’arbre de la connaissance et l’arbre de vie. Quand Eve croqua la pomme de la connaissance, Dieu cacha l’arbre de vie et une épée de feu pour le défendre…

Franchement, j’ai aimé ce film, mais il m’est très difficile de vous dire vraiment pourquoi, comment ! Je vais  donc faire point par point en essayant de remettre mes idées en ordre :

Visuellement, le film est très beau avec des passages qui tiennent de la toile de maître. D’ailleurs à un certain moment je me suis demandé si je n’étais pas dans 300 tant certains décors m’ont fait penser à un tournage studio sur fond de peinture. Les ambiance sont sombres, les contrastes faibles … assez sombre au final.

L’histoire, c’est bien là mon problème, est très alambiquée, parfois un peu confuse. Arrivé à la fin, il me semble avoir tout compris mais en fin de compte je me demande si j’ai bien intégré toutes les subtilités (s’il y a en ?)… Car voilà on passe d’une époque à l’autre, chaque scène apporte sa petite pierre à l’édifice mais en fin de compte des doutes subsistes, est-ce moi qui cherche la complication là où tout est très simple ?

Par contre mention spéciale pour les acteurs, formidables : Hugh Jackman et Rachel Weisz. Ils m’ont surpris et ému, ils sont tous les deux très beaux et endossent leurs rôles à la perfection. Bref je vous conseille de regarder ce film, sorti en DVD le 5 juillet, au moins pour me dire ce que vous en pensez, confirmer mes doutes ou au contraire les dissiper… J’attends vos commentaires !

Fab

Posté par e_maginaire à 10:59 - petit et grand écran - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 9 juillet 2007

KON Satoshi : Paprika.

paprikaDans un futur proche, une équipe de chercheurs japonais parvient à inventer une machine permettant d’entrer et d’enregistrer le contenu des rêves. Quelques unes de ces machines, les DC mini, sont volées ; dans des mains mal intentionnées, elles pourraient provoquer un désastre. Le Docteur Chiba et son alter ego Paprika vont tenter de rétablir la situation…

Jamais certain de nous trouver dans la réalité, ce film est un délire visuel, onirique et très, mais alors très japonais. Visuellement, rien à redire, c’est du grand art, l’animation est fluide et parfaite, la couleur au top bref tout est parfait. Certains décors sont super chargés ce qui peut les rendre parfois très oppressant et globalement les ambiances sont bien rendues.

Au niveau de l’histoire, c’est presque n’importe quoi, ça part dans tous les sens, et au final on se demande toujours si on a bien tout compris. Personnages et mondes se croisent au gré d’un fil conducteur : un rêve. Bon, je vous rassure, arrivé à la fin on comprend tout très facilement et le monde redevient normal, y compris celui qui vous entoure.paprika1

Le personnage principal est vraiment très attachant et on se prend réellement au jeu. Elle saute et virevolte, se transforme en toute une série de personnages qui vous rappelleront bien des héros de toutes les cultures. Sa franchise et son naturel sont une bouffée d’air frais !

Au final, un animé que je vous conseille fortement, sorti en DVD le 20 juin dernier, une édition deluxe est prévue pour mi octobre.

P.S. : Satoshi Kon a notamment réalisé Perfect Blue pour vous resituer un peu le personnage.

Fab

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jeudi 5 juillet 2007

GREEN, Simon, R. : Traquemort : la guerre.

green_guerrQuatre chapitres, quatre moments de guerre atroce, rapide, sanglante. Owen et Hazel sur Brumonde, Gilles, Finley, Evangeline et Julien sue Haceldama, Kit et David sur Virimonde et enfin tout le monde sur Golgotha. Je ne vous en dirai pas plus sur l’histoire, rien ne ressemble plus à une guerre qu’une autre guerre… Bref oubliées les intrigues, ici on parle de boucherie, de mort par tous les moyens possibles et imaginables.

Assez rapide en définitive, parfois même expéditif, la guerre, c’est la guerre ! Alors on regarde les personnages stresser au début des chapitres, tournant en rond parfois et puis on les voit se battre dans un déchaînement de violence, de sang et de rage. Là tout est plus rapide et parfois l’intensité des combats en pâtit. C’est d’autant plus vrai que certains gros vilains, que l’on nous avait présentés comme presque invincibles, se font méchamment dérouiller en deux pages chrono voire moins.

Je voudrais aussi profiter de cette critique pour rebondir sur le commentaire de Steph concernant les répétitions. Green en effet se répète énormément tant au niveau de l’histoire, des personnages ou du monde qu’au niveau de certaines expressions (traduction à mettre en cause peut-être ?) : « … un tout supérieur à la somme de ses parties… » pour ne citer qu’elle. Alors parfois c’est particulièrement ennuyeux et énervant, mais souvent ça aide bien à se resituer dans le temps et l’espace. Il faut ajouter que c’est particulièrement vrai dans le deuxième volume et un peu moins dans le troisième.

D’autre part, je voulais vous parler des femmes dans Traquemort (toujours rapport à un commentaire !) Ne vous attendez pas à de magnifiques potiches qui font tapisserie, non ici, les femmes sont des bourrins invétérés, foncent dans le tas et réfléchissent après, elles tuent et massacrent à tours de bras… bref elles sont psychopathes et troublantes parfois. Ce sont les hommes qui font preuve de sentimentalisme, qui tombent amoureux, qui se posent des questions. Je généralise, il y a bien quelques exceptions dans les deux camps mais globalement ça reste vrai. Amateurs de femmes dominatrices…

Ce troisième volet de la saga Traquemort aurait pu constituer le dernier volume. Oui mais voilà la fin très ouverte remet sur le tapis tout ce qui a été laissé en suspens dans ce tome. A la fin on se demande même ce qui peut désormais arriver, nos héros sont-ils toujours des mortels, ont-ils vraiment fait les bons choix ? Un semblant de réponse dans le suivant : « l’honneur ».

Fab

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lundi 2 juillet 2007

ZELAZNY, Roger : L’enfant de nulle part (édition intégrale) – L’enfant tombé de nulle part suivi de Franc-sorcier.

l_enfantdenullepartVoici le résumé de la quatrième de couverture :

« La bataille fut totale, le clan Detson annihilé par la magie du vieux Mor et ses armées de centaures. Tous ont péri à l’exception du dernier-né, Pol, que personne n’a pu se résoudre à égorger. Le voilà banni dans un univers parallèle : le nôtre. En contrepartie, Mark, un bébé de la Terre, lui est substitué afin de conserver l’équilibre. Bien des années s’écoulent avant que Mor ne comprenne son erreur : Mark, rejeté par le monde médiéval, menace de devenir un danger avec ses inventions toujours plus sophistiquées. Mais le vieux magicien se meurt, aussi rappelle-t-il à lui Pol, l’enfant magique élevé sur Terre. Lui seul est en mesure de contrer son « jumeau ». S’engage alors un combat sans merci entre les deux hommes, celui de la magie contre la technologie, des dragons contre des avions de chasse

Pour la première fois réuni en un seul volume, le cycle de l’Enfant de nulle part est une réussite majeure de l’auteur des Prince d’Ambre. »

J’ai bien aimé l’idée de départ du roman, opposer la technologie à la magie. Mark et  Pol sont différents et indissociables… Ils ont choisi des chemins différents pour appréhender le monde qui les entoure. La science pour l’un et la magie pour l’autre. Impossible pari de cohabitation ! Comme faire coexister deux puissances si grandes dans un même univers… Et c’est la guerre. La destruction de l’un, renforce le pouvoir de l’autre. C’est l’hymne éternel des Dieux !!

Enfin le premier tome est très enlevé et les batailles vibrantes et prodigieuses entre les dragons et les avions, entre les monstres légendaires et les mutants issus de la haute technologie… Je ne me suis pas ennuyée une minute et j’ai dévoré ce tome avec délice.

Mais, car il y a souvent un mais, qui vient affadir les premiers propos, le deuxième tome est plus lent et moins riche en émotion pure …Bien que les combats entre sorciers soient excellents, j’ai eu du mal à ne pas sauter plusieurs pages pour aller au fait de l’intrigue. Bon ! je me suis peut-être un peu perdue dans le réseau de fils de tous ces sorciers !!!

En écrivant ceci, je me dis, que peut-être, Zelzany n’est pas un auteur pour moi ? (J’ai l’impression de commettre un sacrilège…). Car je me contrains quelque peu dans la lecture de ses romans, que je me fais violence pour arriver jusqu’au bout… comme le « sérum de la déesse bleue », « Seigneur de lumière ». C’est assez paradoxal car j’adore ses thèmes, la divinité, la mythologie, l’immortalité…

En conclusion, roman à lire l’hiver au coin du feu et en solitaire.

ILLo

Posté par e_maginaire à 09:07 - bouquins - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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