E-maginaire

Tout ou presque sur le domaine de l'imaginaire! Littérature (fantastique, SF, fantasy), BD, comics, manga, jeu de rôle, cinéma. Des actus et des nouvelles. Blog collaboratif, n'hésitez pas à l'enrichir de votre avis!

jeudi 18 octobre 2007

PEVEL, Michel : WIELSTADT.

ombres_wielstadt1620 : Catholiques et Protestants se disputent le Saint Empire Romain Germanique : C'est la Guerre de Trente Ans. Dans ce pays ravagé par le conflit, une ville est miraculeusement préservée : Wielstadt. Cela provient vraisemblablement du fait que depuis toujours l'opulente cité est protégée par le dernier grand dragon d’Occident aussi bien des attaques extérieures que des débordements intérieurs.

Le héros de cette série est le Chevalier Kantz, homme au passé plus que mystérieux. Son adversaire est l’Ombre, manifestation maléfique ou démoniaque sous toutes ses formes. Ses armes sont l'étrange rapière qui pend à son côté et le pentagramme qu'il porte gravé dans sa main gauche.

masques_wielstadt

Une célèbre malédiction énonce : puissiez-vous vivre une époque intéressante; c'est le cas pour notre héros : On s'y bat de quarte et de sixte contre des bretteurs pas toujours humains et on y déjoue de sombres complots. Outre un dragon, on peut y croiser une fée-demoiselle aux ailes de papillon, un satyre tenant une auberge, un nain travaillant dans une imprimerie et la Dame Rouge sorte de Pythie Wielstadter. L'époque est aussi à la Cabbale, l'alchimie, elle est celle où apparaît une célèbre société secrète : Les Roses-Croix. Quand on sait que les Templiers sont réapparus avec les invasions ottomanes et que les démons foulent cette terre, on a les ingrédients nécessaires à un intéressant menu.wielstadt03

Alors pour filer la métaphore culinaire, la sauce prend-t-elle ? L'auteur réussit avec des ingrédients simples mais souvent utilisés. Les condamnés reviennent toujours d'entre les morts pour ce venger de leurs bourreaux (Tome 1 : Les Ombres de Wielstadt.), les démons invoquent toujours des trinités de spadassins masqués (Tome 2 : Les Masques de Wielstadt.) et les nuits sont toujours emplies d'assassins qui découpent les visages de leurs victimes pour s'en affubler (Tome 3 : Le Chevalier de Wielstadt. ) ; Un classicisme scénaristique qui trouve son originalité dans les personnages qu'il présente et les péripéties qu'il fait vivre au héros. Malgré ces ingrédients, l'auteur évite de tomber dans les préparations lourdes où l'on se retrouve à déguster des pavés indigestes mêlant méandres politiques des sociétés secrètes et recherches érudites dans de vieux opuscules poussiéreux. Les plats sont léger et digestes qui se dégustent parfaitement en période estivale. On y trouve avec bonheur intrigues " à la Dumas " comme le dit l'auteur et ésotérisme simple mais intéressant.

On peut cependant regretter que Plevel use aussi souvent du " Copier / Coller " qui font que certaines descriptions sont identiques d'un tome à l'autre. Il vaut donc mieux ne pas déguster ces plats l'un derrière l'autre pour éviter un étrange goût de déjà vu. Respectez quand même l'ordre...

Pacman.

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vendredi 5 octobre 2007

Des nouvelles rubriques pour le blog?

Hello les amis !
Après cette longue pause, comme je vous l'avais promis, nous reprenons notre activité avec plein de nouvelles idées ! Je voudrais donc que vous me disiez ce que vous pensez de certaines :
Je pensais qu'il serait intéressant de pouvoir discuter lors de débats sur l'imaginaire. Des débats seraient proposés et vous réagiriez comme vous l'entendez en commentaire. Je pense que ça pourrait être pas mal de réfléchir sur ce thème qui nous plaît... Sans se prendre la tête, bien sûr !
Ensuite, je voudrais pouvoir mettre en ligne des nouvelles que vous écrivez. J'ai bien pensé à des modalités de publications en ligne mais j'aimerais savoir si certain d'entre vous sont motivés ou pas. Evidemment, les appels à texte seraient amateurs et donc non rémunérés. Ce serait juste pour le plaisir de se lire...
Dites moi ce que vous en pensez que je décide si je les mets en place !!

StepH

Posté par e_maginaire à 10:39 - au sujet du blog - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 1 octobre 2007

CLARKE, Susanna : Jonathan Strange et Mr Norrell.

 

jstrange_bwDébut XIXéme, l'Angleterre fait la guerre à l'Empereur NAPOLEON sans que les membres des clubs ne perdent leur si britannique flegme. Dans certains de ces salons privés on parle de magie... Mais attention, si entre gentlemen on évoque les illustres magiciens qui ont émaillés l'histoire de la Grande-Bretagne, si on s'essaye à l'exégèse de leurs écrits et si on compose leur biographie, on ne pratique pas. Cela ne se fait pas pour des personnes bien nées... Cela ne se fait plus depuis 300 ans... Or un dénommé Mr Norrel s'est mis en tête de réhabiliter la magie anglaise. Et quel meilleur moyen pour inaugurer cette noble entreprise que de commencer par ramener à la vie la jeune et belle promise d'un influent membre du gouvernement. Il sera ensuite temps de se faire guider dans la bonne société londonienne, de s'occuper de la guerre et de prendre pour élève ce si doué jeune homme qu'est Jonathan Strange...

Vous qui à cet instant lisez cette chronique je me dois dés à présent de vous mettre en garde contre les nombreux dangers de cet ouvrage...

Il me faut d'abord vous mettre en garde contre son quatrième de couverture. Car le résumé qui y est proposé me paraît ne pas rendre justice à la subtilité de l'oeuvre. On est en effet à milles lieux de la classique confrontation entre un maître bienveillant et un élève impatient de posséder de puissants pouvoirs qui se détournerait vers des voies obscures.strange_norrell

Il me faut aussi vous mettre en garde contre le style de l'ouvrage. Bien que certains d'entre vous aient l'esprit assez aiguisé pour résister à cet obstacle. J'ai personnellement tendance à aimer les récits vifs et enlevés ; " légers " dans tous les sens du terme même le plus péjoratif. J'ai eu ici quelques difficultés à avancer dans le récit. Certes le style colle parfaitement à l'intrigue qu'il présente. Je le qualifierai personnellement de " sénatorial " : d'un langage des plus recherché, parfait contrepoint à la société anglaise du XIXéme qu'il dépeint, mais qui porte en son sein une tendance à la digression, à une lenteur dans l'exposition qui n'est pas sans rappeler ces vieux messieurs de notre haute assemblée.

Enfin, il me faut vous avertir contre le pire de tous les dangers de ce livre. Si vous ne pouvez résister au deux précédents écueils que je vous ai présentés vous passerez à côté d'une intrigue riche, subtile qui prend le temps qui lui est nécessaire pour se déployer, prés de 600 des 850 pages qui la compose, avant de vous mener tambour battant vers une grande et belle conclusion comme il m'a rarement été donné de lire.

Courage, résistez, cela en vaut à mon humble avis largement la peine !

Pacman.

Posté par e_maginaire à 20:44 - bouquins - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Harlin Renny : Le Pacte du Sang

lepactedusang« Harry Potter … t’es qu’une p’tite merde ! » Petite citation extraite du film qui m’a vraiment plu (peut-être la seule !). J’aurais tendance à comparer ce film à The Faculty sortie en 1999, teenage movie sans trop de prétention et finalement pas de trop mauvaise facture.

L’histoire : quatre ados, héritiers de familles aisées et de pouvoirs occultes, coulent des jours insouciants et s’amusent à jouer les trompe-la-mort avec leurs pouvoirs. Tout change lorsque pour une raison obscure leurs proches sont victimes d’étranges phénomènes…

Je suis assez bluffé par l’histoire qui sans être compliquée nous mène sur de fausses pistes tout le long de la première partie du film si bien que quand on entrevoit le dénouement toute l’intrigue se renouvelle même si on voit rapidement où l’on veut en venir. Après, les effets sont sympa et les pouvoirs aussi, souvent discrets jusqu’à la scène finale. Les acteurs sont pas si mauvais que ça… teenage movie !

Pas grand chose à rajouter sinon que pour un petit moment de détente sans aucune prise de tête le film convient ! Loin d’être du grand art mais bon… sorti en DVD le 20 juin dernier.

Fab

Posté par e_maginaire à 20:27 - petit et grand écran - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

GAIMAN, Neil : American Gods

americangodsdiableOmbre, détenu modèle, est remis en liberté, après avoir purgé trois ans de prison (soit la moitié de sa peine). Mais le sort s’acharne sur lui et deux jours avant sa sortie il apprend que sa femme et son meilleur ami son morts dans un accident de voiture. Il prend donc dès sa sortie l’avion pour Eagle Point qui est finalement détourné par un violent orage vers Saint Louis. De là il arrive finalement à trouver une place pour arriver à destination. Au cours de ce second vol il rencontre Monsieur Voyageur qui semble connaître beaucoup de choses sur Ombre et qui va lui proposer de travailler pour lui. Ombre finira par accepter la proposition, ce qui va faire prendre un tournant décisif à sa vie.

Road movie américain alliant mythes théologiques anciens et modernité consumériste, ce roman tout à fait original est extrêmement prenant. On suit les péripéties d’Ombre et l’on découvre en même temps que lui une autre réalité du monde dans lequel il vit. On est ainsi petit à petit initié aux règles d’un monde où cohabitent les individus et la personnification de leurs croyances qui ont évoluées avec les sociétés. Gaiman12

Ce roman est un petit bijou et l’histoire est à la fois surprenante et extrêmement bien écrite. J’aurais pourtant aimé que Gaiman développe de manière un peu plus approfondie et plus critique les anciennes et les nouvelles croyances qu’il évoque et l’aspect parfois paradoxal du passage de l’une à l’autre, voire de leur coexistence. Je sais que cette remarque relève peut-être un peu du détail… mais c’est aussi parce que lorsque je m’attaque à un Gaiman je mets forcément la barre très très haut et du coup je suis beaucoup plus exigeante et plus facilement frustrée…

Petit bémol également en ce qui concerne le rythme adopté par l’auteur avec une belle longueur au milieu de l’ouvrage qui nous laisse piétiner avec rage… Cependant la fin de l’ouvrage qui est remarquable nous fait oublier ce petit passage à vide.

Donc à lire d’urgence si ce n’est déjà fait.

EVa

Posté par e_maginaire à 20:16 - bouquins - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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