mardi 18 décembre 2007
ROBIN, Regis : CHAOS LEAGUE – MORT SUBITE.
" -
Mesdames et messieurs bonsoir, bonsoir et bienvenu sur le blog e-maginaire où
Jean-Mimi et moi-même allons vous commenter, que dis-je critiquer le jeu Chaos
League - Mort Subite.
-
Critiquer, critiquer, comme vous y allez Thierry. Nous allons essayer de nous
montrer objectifs et faire consciencieusement notre travail de journaliste.
- Ecoutez
Jean-Mimi, on va travailler comme d'habitude : Je vais envoyer et c'est vous
qui rattraperez mes bourdes.
- Oui,
donc... Chaos League est un jeu de sport dans lequel deux équipes de onze
joueurs se disputent un ballon pour l'amener dans la zone d'en-but adverse afin
d’y inscrire des " touchdowns ".
- C'est
surtout l'occasion pour Vingt-deux types avec un sale caractère de se mettre
joyeusement sur la g...
- Oulala
Thierry, l'affrontement physique n'est que la partie visible de la finesse de
ce sport : passes, courses, usage de la magie, rien n'enchante plus qu'un beau
match où les actions et les feintes sont toutes spectaculaires et spécifiques à
chaque peuple.
- C'est
surtout l’occasion de voir un gros orque choper un elfe en collant par les
oreilles et lui enfoncer ses crampons dans le c…
- Thierry,
Thierry, c'est en effet une façon... particulière d’expliquer à nos lecteurs
que la particularité majeure de ce jeu est de voir évoluer les races de
l'heroïc-fantasy : elfes donc (sylvains ou noirs), nains, humains, orques,
gobelins...
- Ah oui,
un beau ramassis de fiers guerriers, mais il a aussi fallu qu'ils nous collent
leur animaux de compagnie : les galopins, des gnomes qui utilisent des machines
à vapeur ou les ciguës, des hommes-lézard à la peau venimeuse ou les prétoriens
des hommes-chat qui courent vite mais qui ne sont pas, mais alors pas du tout
solides ! J'espère qu'au moins ils sont assez solides en fin de match pour
pouvoir se réconforter entre eux sous la d...
- Enfin
Thierry, restons concentrés sur le jeu ! Regardons évoluer deux équipes dans
une confrontation qui semble à priori jouée d'avance et constater que les plus
vindicatifs ne sortent pas toujours vainqueurs.
- Ah mais
parlons-en, Jean-Mimi ! Un coup de fumigène pour se planquer et après y'a plus
qu'à essuyer ses crampons sur un adversaire à terre ! Pas vindicatif pour deux
sous, mais y'en a beaucoup que ça va faire b...
- Mais
arrêtez de monter en épingle l'action pour laquelle les arbitres sont des plus vigilants...
- Ceux-là
depuis qu'ils ont compris le sens des mots " pot-de-vin ",
ça leur fait de l'argent de poche pour finir aux p... "
(...)
Un double rêve de réalisé. Celui d'imiter le duo de commentateurs sportifs le plus célèbre et dont la répartie été parfois bien plus navrante que celle tenue ici. Et celle de vous parler de Chaos League - Mort Subite.
En lisant les propos quelques peu décousus de nos amis vous avez compris que Chaos League est une sorte de football américain joué par des elfes, des nains et autres. Evidemment très inspiré du vénérable Blood Bowl de Games Workshop - L'éditeur du jeu vidéo et du jeu de plateau se sont d'ailleurs associés pour nous offrir bientôt un Blood Bowl sur PC - On crée son équipe, on la fait jouer et évoluer : les joueurs prennent de l'expérience et gagnent des nouvelles compétences et des nouveaux pouvoirs. Les caisses de votre équipe se remplissent et vous permettent de recruter de nouveaux joueurs, des champions ou des "Big Foot" des gros monstres castagneurs.
Le jeu est
assez bien équilibré pour que chacun y trouve son bonheur, en fonction de sa
race de prédilection. Chaque équipe s'adapte assez bien au style de jeu de
chaque joueur, je connais un individu qui fait jouer une équipe de nains en
passe…
Chaos League est loin d'être une référence au niveau graphique… Mais bon il est rarement demandé à un jeu de foot de rassembler les dernières évolutions de la motion capture… Et oui comme ça si vous avez une machine qui date un peu vous pourrez y jouer quand même. Préférez Chaos League - Mort Subite (le rouge) au vieux Chais League (le marron), il est mieux fini, contient plus d'équipes et corrige certains bugs d'animation du premier. Il est d'ailleurs sorti dans tous les bons magasins en jeu à bas prix.
N'hésitez
pas, bons matches et comme pourraient le dire certains bonne b…
Pacman.
mardi 11 décembre 2007
AYROLES, Alain, MASBOU, Jean-Luc : DE CAPE ET DE CROCS.
Quand StepH
a fait part de son projet d'ouvrir un blog sur l'imaginaire, je savais que
viendrait le jour où il me faudrait vous parler de cette BD. La sortie du Tome
8 : "Le maître d'arme" m'oblige à sauter le pas. Mais ici pas de
droit à l'erreur, car je suis littéralement fan de cette série et qu'il va me
falloir en quelques lignes vous prouver le bien-fondé de ma modeste opinion.
Don Lope de Villalobos y Sangrin est un fier hidalgo Ibérique et Armand Raynal de Maupertuis un chevalier français à la verve que n'auraient reniée nos dramaturges classiques. Accessoirement le premier est un loup (Le "Isengrin" du "Roman de Renard") et le second est un renard (Le goupil du même conte).
A Venise,
nos deux gentilshommes vont se porter à la rescousse d'un vieux grippe-sous
dont le valet vient de porter la nouvelle que son fils, monté à bord d'une
galère turque, se retrouve enlevé et menacé d'esclavage si une forte rançon
n'est pas payée... Halte-là me direz-vous si vous possédez quelques lettres
classiques mais cela ressemble furieusement aux "Fourberies de
Scapin"! Certes vous répondrais-je mais le vaisseau ottoman de notre
histoire n'est point une galère mais une chébéque ! Un voilier au demeurant
illustre lettré mais béotien maritime que vous êtes ! Or point de jeune nigaud à secourir sur ce navire mais
un coffre, une bouteille, une carte au trésor et pas n'importe lequel s'il vous
plait, celui des îles Tangerines.
Et voici
nos deux compères lancés dans une aventure digne de R. L. STEVENSON. Il fallait
un troisième compagnon, le plus improbable qu'il soit : un lapin de trois
pommes de haut, qui prétend avoir servi dans les gardes du Cardinal, répondant
au doux nom de Eusébe et que l'on rencontre enchaîné sur les bancs d'une galère
(une vraie cette fois).
8 tomes de péripéties vous attendent alors, fournies en personnages hauts en couleur : un équipage pirate très pittoresque, un savant fou batave, un méchant balafré du nom de Mendosa, toute la Monarchie Sélénite et leurs muets spadassins mîmes... un caillou lunaire...une sorte d'inventaire à la PREVERT.
Cette description peut paraître bien échevelée, mais c'est ainsi que se conçoit "De Cape et de Crocs". Les cyniques et les jaloux argueront d'un manque d'originalité, du plagiat fait à ces grands classiques : les quiproquos de MOLIERE, les chasses au trésor de STEVENSON, les traits d'esprit et les coups d'épée de ROSTAND, les paysages lunaires de CYRANO (le vrai !). Mais quelle façon de mettre l'ensemble en musique ; de plus, le fait de connaître les paroles n'empêche pas de réécouter les chansons si elles sont bien réarrangées. Pour le dessin, les aigris se diront loin de l'esbaudissement, mais ici encore j'aurais à leur répondre : observer les détails, suivez les aventures de personnages presque insignifiants comme le poulet du capitaine Boone ou le caillou lunaire. Mais surtout suivez l'histoire jusqu'au Tome 8 car je pense qu'enfin en plus d'être une bonne oeuvre, "De Cape et de Crocs" est devenu une belle oeuvre avec une mise en couleur qui lui donne le caractère épique qui pouvait lui faire défaut.
Pacman.
mardi 4 décembre 2007
BOYLE, Danny : Sunshine.
2057, le
soleil se meurt et avec lui tout espoir de survie pour l’humanité. Une solution
doit donc être trouvée… Envoyer une bombe gigantesque et expérimentale en plein
cœur du soleil afin de relancer son vieux cœur usé. Le film commence sur le
vaisseau chargé de tenter une deuxième fois le miracle (le premier vaisseau a
disparu sans donner de nouvelles…). L’équipage fera tout pour réussir.
Malheureusement, ce ne sera pas aussi facile que prévu…
Le film démarre directement, pas de contextualisation, de préparation, le voyage a déjà commencé lorsque nous rejoignons les héros. On assiste à leur vie sur le vaisseau et on les découvre petit à petit. L’ambiance est plus proche de Solaris que d’Alien mais on est vraiment intrigué par cette équipe qui doit vivre ensemble malgré des caractères très différents. Centré sur la psychologie des personnages, on se demande si on agirait pareil et on réfléchit beaucoup à la situation. Cette partie est très réussie. Puis les ennuis commencent et l’action aussi ! Extrêmement bien filmé, on reste collé à l’écran. Enfin, la dernière partie part en sucette et le scénariste ajoute des éléments qui selon moi nuisent au film.
Alors, un bon film ou une pure daube ? Je ne saurais pas le dire. J’adore presque tous les films de Danny Boyle (sauf La Plage, bien sûr !) et je trouve que celui-ci est très bien filmé avec des idées originales. J’aime aussi beaucoup l’intensité des relations entre les personnages qui ne sont pas de simples victimes, la tendance à se demander si le plus dangereux des monstres n’est pas l’humain. En un mot, la première partie est vraiment belle et bien faite. Pour la seconde partie, c’est une autre paire de manches… Le scénario continue à être bon, sauf une chose qui me paraît presque ridicule ! Sans vous dévoiler la fin, transformer un film presque psychologique en un vieux slasher, sans raison apparente (ou bien il y a quelque chose qui m’a échappé…), réduit la crédibilité du film et l’intensité dramatique… Pourtant, il y a toujours des aspects qui me plaisent, même à la fin.
Au bilan,
je vous dirais de le tenter sans en attendre un nouveau 2001… Il vient de
sortir en DVD, dans quelques mois, il sera à 9€90…
StepH

