mardi 5 février 2008
ARLESTON, LUDOLULLABI : Lanfeust Quest.
L’aventure
débute en 1994 si je ne m’abuse avec le lancement d’une BD prometteuse
scénarisée par le bon Arleston et dessinée par le talentueux Tarquin :
Lanfeust de Troy. La BD trouve rapidement sont public. Quelques années plus
tard, elle devient un immense succès commercial, lisible aussi bien par les
ados que par les adultes. Heureux d’une telle aubaine, on enchaîne, après 8
numéros, sur une nouvelle saga nommée Lanfeust des étoiles. En parallèle, on
lance un spin off (série dérivée en bon français) qui se déroule bien avant la
série et qui prend comme cadre de départ un village de troll. Vient ensuite un
jeu de rôle, un nouveau spin off, on parle même d’une nouvelle saga pour fin
2008. Aujourd’hui, les créateurs de cette série se lancent un nouveau défi pour
attirer un public plus jeune : le manga. Voici donc qu’arrive un nouveau
Lanfeust : Lanfeust Quest. Alors, explosion de bonnes idées ou pressage de
citron commercial ?
Pour moi la
réponse est claire : Soleil (l’éditeur) finit par se moquer de nous. Pour
vous le prouver, revenons sur l’intrigue de Lanfeust de Troy : Sur une
planète où chaque personne est dotée d’un pouvoir plus ou moins utile dès la
naissance, Lanfeust s’ennuie en tant que forgeron avec son pouvoir selon lui
minable de fusion du métal. Il flirte avec C’ian, la fille du magicien du
village (qui sert de relais au pouvoir de chacun) et doit supporter Cixi, la sœur
insupportable de sa dulcinée. Tout se précipite le jour où il découvre qu’au
contact d’une épée, il acquiert le pouvoir ultime. L’aventure commence avec une
petite équipe qui part du village pour trouver des réponses…
Maintenant, voici le résumé du premier tome de Lanfeust Quest : Sur une planète où chaque personne est dotée d’un pouvoir plus ou moins utile dès la naissance, Lanfeust s’ennuie en tant que forgeron avec son pouvoir selon lui minable de fusion du métal. Il flirte avec C’ian, la fille du magicien du village (qui sert de relais au pouvoir de chacun) et doit supporter Cixi, la sœur insupportable de sa dulcinée. Tout se précipite le jour où il découvre qu’au contact d’une épée, il acquiert le pouvoir ultime. L’aventure commence avec une petite équipe qui part du village pour trouver des réponses…
Ca vous fait mal aux yeux de relire deux fois le même paragraphe ? Et bien imaginez mon étonnement lorsque j’ai dû relire deux fois la même intrigue sur plusieurs pages ! Rien de neuf, tout est pratiquement pareil ! Quel peut donc être l’intérêt sinon commercial ?
Pour ne pas être de mauvaise fois, je dirai que le graphisme est très joli et que c’est un des premiers mangas français que je ne trouve pas très mal dessiné. Ensuite, l’histoire se lit toujours aussi bien et si vous ne connaissez pas Lanfeust, ça vaut le coup de le parcourir.
En tout cas, ça me fait toujours un peu mal au derrière d’être pris à la fois pour un C.. et pour un porte-monnaie !!
StepH

