lundi 17 mars 2008
STEPHENSON, Neal : Cryptonomicon.
« Un texte devenu culte au Etats-Unis »,
disait la quatrième de couverture. Voici de quoi vendre sa sauce de façon
efficace : aussi quand un jour, après quelques années d’errance désespérée
dans les déserts arides de la littérature dite « générale », j’ai
décidé de tenter un retour aux sources, je tombe sur un papier flatteur concernant
le Cryptonomicon sur la toile, et je me décide, faisant fi avec une insouciance
que effrontée de la broutille que représentaient les trois volumes de cinq cent
pages chacun.
Trois ans plus tard, je trouve enfin le temps et le courage de
m’y mettre. Et deux mois après, je l’ai terminé, et je vous en fais la
critique.
J’aime bien poser le contexte.
Dans cette trilogie aux longueurs nombreuses, nous suivons
les péripéties de plusieurs personnages, à travers deux époques : pour la
première, Lawrence Pritchard Waterhouse, génie mathématique spécialisé en
Glockenspiel et surtout en cryptographie ; Goto Dengo, ingénieur en tunnel
dans l’armée nippone ; l’intrépide
sergent des Marines Bobby Shaftoe, et enfin le prêtre-soldat Enoch Root. Ils
font joujou les uns contre (ou avec, cela dépend) les autres, durant la
première guerre mondiale. Pour la seconde époque, beaucoup plus proche dans la
mesure où il s’agit plus ou moins de la notre, Randy Waterhouse, ingénieur en informatique, navigue à vue entre les
divers complots visant à l’empêcher de monter avec ses amis une
« crypte » informatique libre de droits, croisant parfois certains
des personnages cités ci-dessus, parfois leurs descendants. Et d’autres,
évidemment.
J’aurais du mal à vous en dire plus, tant c’est compliqué –
et l’auteur ne nous aide pas, pour tout
dire, n’hésitant pas à nous servir régulièrement d’indigestes passages tout en détails
sur la cryptographie, l’économie internationale ou la science musicale.
Cependant, il est indéniable que le bonhomme a du talent : parvenir à maintenir
un semblant de suspens jusqu’à la fin du deuxième volume – moment où le quidam absolument
décroché des soucis informatiques et technologiques, mais heureusement un brin
entêté que je suis, a commencé à entrevoir la possibilité qu’il y ait une trame
dans ce foutoir-là – reste un acte de bravoure qui mérite d’être salué, voire
applaudi. Dans un style vif, avec beaucoup d’humour et un peu d’action, Neal Stephenson parvient à nous garder éveillé
suffisamment longtemps pour que l’intérêt soit présent jusqu’à la fin. Inutile
de préciser cependant que je restai assez déçu dans un premier temps, avant de
me rendre compte, constatant ladite déception, que c’était finalement pas si
mal, en fait, et que peut-être une autre fois je lirai un autre de ses livres à
ce monsieur ; un qui serait moins long.
Cependant, une question subsiste, qui me tarabuste :
s’agit-il de science-fiction ? Si des incohérences et divergences
apparaissent parfois avec notre vrai monde réel, l’auteur prenant notamment des
libertés par rapport à la géographie classique – il va jusqu’à inventer une île
inexistante, la drolatique qwglhm – on ne peut pas véritablement dire que c’en
soit.
Une autre question se dresse alors devant nous,
effrayante et inéluctable : qu’est-ce que ce livre faisait dans les rayons SF –
et surtout : aujourd’hui, que fait-il sur ce blog ?
Zolg
Commentaires
Question # 1.
Personne se demande ce que c'est le glockenspiel ?
Bon, ben visiblement ça intéresse personne...
Zolg
Qu'est-ce que c'est le Glockenspiel ? (Désolé pour le manque de réactivité, j'étais en déplacement à Paris!!)
Réponse
C'est un instrument de musique (hihi). Ou plus précisément : "Le glockenspiel est un instrument de musique à percussion de la famille des idiophones, composé de lames de métal mises en vibration à l'aide d'un maillet ou d'un clavier.
Le mot allemand glockenspiel signifie carillon (signifiant littéralement: "jeu de cloches") — cet instrument étant à l'origine composé de clochettes.
Le glockenspiel est construit comme un xylophone, mais l'utilisation de lames métalliques lui donne une sonorité claire rappelant celle d'un carillon. Le musicien les frappe à l'aide de maillets ou de baguettes, en bois ou en caoutchouc, selon la sonorité recherchée.
Le jeu de lames permet de couvrir deux à trois octaves de la gamme chromatique. Son registre aigu et son timbre brillant font qu'il reste perceptible au milieu d'un orchestre symphonique.
Le glockenspiel est utilisé dans les œuvres pour orchestre classiques et contemporaines. Un exemple célèbre d'utilisation du glockenspiel -souvent matérialisé comme carillon- se trouve dans l'opéra La Flûte enchantée de Mozart."
(source : wikipédia)
Merci d'avoir posé la question !
Zolg.
J'avais pas posé la question avant parce que je confondais avec un "clockenspiel" ce qui n'est visiblement pas du tout la même chose.
Toujours en dehors du coup moi...
Question #2
Heu, oui mais c'est quoi un "clockenspiel"?
Zolg
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