E-maginaire

Tout ou presque sur le domaine de l'imaginaire! Littérature (fantastique, SF, fantasy), BD, comics, manga, jeu de rôle, cinéma. Des actus et des nouvelles. Blog collaboratif, n'hésitez pas à l'enrichir de votre avis!

lundi 31 mars 2008

MURAKAMI, Haruki : La course au mouton sauvage

course_moutonHaruki Murakami est un auteur japonais qui a remporté en 2006 le World Fantasy Award pour « Kafka sur le rivage ». Une raison amplement suffisante pour partir à sa rencontre, mais sans oser me lancer dans le millier de pages de l’ouvrage en question. Donc, comme de coutume,  j’en choisis un qui ait l’air sympathique et pas trop long : La course au mouton sauvage. 

Un homme, dont on ne connaît pas le nom (le narrateur), mène au Japon une vie qu’il aimerait désespérée et dénuée de sens : il vient de divorcer, son emploi l’ennuie – il dirige avec un collègue alcoolique un magazine mensuel de publicité qui lui permet de gagner correctement sa vie mais pas de « s’épanouir » – et il envisage d’en changer un jour ; pour le reste, il passe ses journées à allumer des cigarettes et à vider des « boîtes » de bière. Seul son chat, vieux et abîmé, consiste aujourd’hui un point d’attache sérieux. C’est son côté romantique qui parle.

Le jour où il rencontre une call-girl aux oreilles sublimissimes, sa vie se relance un brin, mais c’est pas encore ça. Elle va toutefois l’accompagner dans l’aventure extraordinaire qui se présente à lui : contacté par une agence d’extrême-droite, notre homme va être chargé de retrouver un mouton… aux pouvoirs magiques.

Evidemment, désabusé qu’il est, il refuse ; mais ceux qui s’adressent à lui ont plus d’un tour dans leur sac pour lui forcer la main, et le voici parti pour l’île d’Hokkaido à la recherche d’un ami disparu qui a eu le malheur de lui envoyer, quelques années plus tôt, une photo dudit mouton. Une chance que sa call-girl – dont les oreilles surnaturelles captent d’étranges ondes qui lui permettent d’avoir d’incroyables intuitions, si-si – l’accompagne, sans quoi il n’avancerait pas d’un poil.

La construction a-chronologique ambitieuse et le style faussement plat de l’auteur sont un des points forts du roman, qui tarde malheureusement à se lancer et se perd, durant les 150 premières pages, dans des méandres psychologiques relativement pénibles : on sent que l’homme est, pour le moins, un assidu de la littérature française – un traumatisé du Proust qui considère que tout ouvrage digne de ce nom ne peut que comporter de longs passages mélancoliques où le héros se demande quel est le sens de sa vie. Par chance, après ces longues digressions, il se passe enfin quelque chose et nous avons le plaisir de nous laisser emporter par l’ambiance irréelle de l’ouvrage et son histoire hallucinée. Des paysages fascinants, des personnages inédits et des retournements de situations réellement surprenants, quelques ingrédients qui font de ce livre un bon moment et une œuvre surprenante. Suffisamment pour que je me lance dans le gros Kafka sur le rivage ? A voir.

Zolg

Posté par e_maginaire à 09:32 - bouquins - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 24 mars 2008

REMENDER, Rick, MOORE, Tony : Fear Agent.

 

fear_agentTony Moore est un dessinateur qui a le vent en poupe en France depuis le succès de Walking Dead : deux nouveaux titres en deux mois, les exterminateurs chez panini comics et Fear agent chez Akileos. Si les exterminateurs ont attiré mon œil, Fear agent m’a définitivement conquis dès la couverture : des couleurs vives, tendance old school, elle me rappelle presque des vieilles séries à la Flash Gordon. Et puis Akileos produit beaucoup de bons titres pas assez connus pour moi. Je me lance donc et suis les aventures de Heath Houston…

Heath Houston est un aventurier à l’ancienne, une bonne tête de boxeur, une tête virile, une répartie ironique. Il est chasseur d’E.T. et tombe toujours sur des emmerdes plus grosses que lui. Mais comme c’est un malin, un alcoolo et le héros de notre histoire, il s’en sort toujours même si son état physique ne s’améliore pas. Tout commence vraiment pour lui quand on lui demande d’aller vérifier si tout se passe bien sur une pompe à essence galactique qui ne répond plus aux appels. Il se retrouve au milieu d’un complot géant qui vise à anéantir rien moins que la Terre… Le voilà devenu le dernier rempart de l’humanité avant l’extinction…fear_agent_08

Jouissif, excellent, de haute tenue, voilà ce qui me vient à l’idée au souvenir de la lecture de ce comics. Le scénario, volontairement rétro, fait la part belle à l’action. Tout est fait pour que le lecteur se retrouve projeté dans le golden age de la BD de science fiction américaine : des extraterrestres à tentacules, des méchants aussi mauvais que tordus (façon génies du mal), des situations extrêmes que seul notre héros sorti d’un autre âge peut résoudre. Les personnages sont hauts en couleurs, tout particulièrement Heath qui est un stéréotype du héros des années 50, entouré par une IA maman poule et par une splendide femme, aussi belle qu’intelligente. La narration de l’histoire est portée par les pensées du héros, ce qui renforce encore ce côté désuet. Mais si le ton est définitivement humoristique en hommage à l’âge d’or américain, le scénario ne s’en suit pas moins avec grand plaisir. Rick Remender fait un excellent boulot.

fear_agent_p23Si l’auteur est très bon, il est soutenu de manière fantastique par le dessinateur, Tony Moore, qui prouve (s’il le devait encore) qu’il est un des plus grands du moment. Ses illustrations servent à merveille le sujet et il crée un monde ahurissant de détails et de trouvailles. Chaque planche est un clin d’œil, à mon humble avis, au style du Golden Age. Moi je suis fan !

Si vous n’aviez pas bien compris, je suis emballé par ce titre, j’adore Tony Moore et je vous invite à jeter un œil à cette nouvelle série en espérant qu’elle continue à ce niveau. Par la même occasion, suivez la production d’Akileos qui recelle quelques pépites !!!

StepH

PS : pour vous rendre compte du contenu de la bd, vous l'avez en ligne sur :
http://www.newsarama.com/ImageComics/FearAgent/FearAgent01issue.htm

Posté par e_maginaire à 12:31 - BD - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

vendredi 21 mars 2008

la SF en deuil

2001Mercredi dernier est mort un grand monsieur de la SF : Arthur C. Clarke. Il était connu surtout pour son énorme 2001, l'odyssée de l'espace, mis en image par Kubrick mais aussi pour son cycle Rama. Il est considéré comme un des plus grands auteurs de SF du 20ème siècle. Décédé à 90 ans au Sri Lanka, il laisse derrière lui près d'une centaine d'oeuvres. Plus qu'un maître dans l'art de nous faire rêver et réfléchir, Clarke a été une source d'inspiration en matière de prospective : ainsi il avait déjà décrit le principe de fonctionnement des satellites en 1945... On réfléchit actuellement au principe de l'ascenseur spatial abordé dans l'une de ses oeuvres... Bref, scientifique et écrivain, il laisse dans les deux cas un grand vide. Les fans pourront lire son dernier livre en fin d'année. Il est co-écrit par Frederik Pohl et s'intitulera le dernier théorème (titre prémonitoire ?).pratchett

Ajoutons à cela une autre mauvaise nouvelle : la référence en matière d'humour en fantasy, Terry Pratchett vient d'annoncer qu'il était atteint de la maladie d'Alzheimer. Son travail s'en trouve énormément ralenti.

Enfin, pour relayer l'information que Pacie a mis en commentaire ailleurs, Gary Gigax est mort le 4 mars dernier. C'était un des plus grands noms du jeu de rôle. Il était surtout connu pour le best seller intergalactique Donjon et Dragon.

Mars n'a pas été un bon mois pour l'imaginaire...

StepH

Posté par e_maginaire à 20:08 - actus - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 17 mars 2008

SIMMONS, Dan : Ilium.

 

iliumgfJ’adore Dan Simmons. Pour moi l’Echiquier du mal ou encore Hyperion sont des œuvres incontournables. Alors quand sort sa nouvelle grande fresque en poche, je me rue dessus. Après quelques temps, je m’y mets et près de 900 pages plus loin, me voilà à l’heure du bilan du premier tome de ce diptyque.

Comment vous expliquer cette histoire, si dense et si originale, sans rien vous dévoiler et tout en vous transmettant l’envie de plonger dans ce roman épique, intelligent, divertissant, érudit ?

Lointain futur, Mars. Pour se divertir (ou pour une raison plus complexe…) le Panthéon grec joue à nouveau la guerre de Troie. Achille fait une deuxième fois face à Hector et chaque Dieu parie sur son poulain, intervenant pour faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre. Pour arbitrer la mêlée, certains spécialistes humains de l’Iliade sont ressuscités. Car, en vérité, les Dieux ne se souviennent plus de la conclusion de la première bataille. Les scholiastes sont donc là pour s’assurer de la véracité de la reconstitution. Hockenberry fait partie de ces juges. Il sait que cette vie ne tient qu’à un fil, qu’il est le jouet de forces supérieures. Alors, quand Aphrodite lui demande un service, il sait qu’il est piégé et qu’il ne fera pas long feu. Commence pour lui une aventure qui changera ce nouveau monde à jamais…

Mahnmut est un Moravec, sorte d’entité biomécanique. Il explore les profondeurs marines d’Europe, lune de Jupiter. Sa vie solitaire dans son submersible n’est divertie que par la passion qu’il voue à Shakespeare lorsqu’on l’appelle pour une mission extérieure qui le mènera, en compagnie de plusieurs acolytes (dont un passionné de Proust), en direction de Mars afin de comprendre d’où vient cette énorme activité quantique qui risque de déchirer la réalité.

Daeman, Ada et Harman sont des humains. Ils vivent dans une société ayant tout oublié de son passé, de sa culture. Occupant leurs existences hédonistes avec des fêtes, servis par des robots, ils ne savent rien faire et n’attendent rien de la vie, sinon d’exister jusqu’à leur cinq-vingt, date à laquelle ils peuvent rejoindre les post-humains sur les anneaux en orbite autour de la Terre. Pourtant, Harman sait lire, il est curieux. Il se met en quête de réponses et veut accéder aux anneaux avant la date fatidique. Les trois curieux commencent alors une odyssée qui leur fera découvrir leur passé et les secrets des posts…iliumpf

En quatrième de couverture, Philippe Curval nous dit « qu’il y a tant d’idées dans Ilium qu’elles pourraient servir à une génération d’écrivain ». D’habitude, ces petites citations ne sont que des pubs censées vous faire acheter. Là, je vous jure que Curval, ne pouvait trouver de phrase plus pertinente ! 900 pages, c’est long, pourtant, l’auteur nous surprend à chaque chapitre avec mille trouvailles. Oscillant de manière incessante entre le grand spectacle et la réflexion, il nous divertit et nous questionne en même temps. A un chapitre guerrier, plein de sang, d’héroïsme, succède un passage intime dans lequel deux robots s’interrogent sur la Vie dans les œuvres de Proust et de Shakespeare. Sous des airs 16/9ème sound surround, Simmons interroge le lecteur de manière profonde et originale, principalement au sujet de la Culture, de l’évolution de la technologie et de l’humanité. Bref pour moi, il y a une véritable intelligence dans la construction de son récit qui se hisse de fait au même niveau que les chefs-d’œuvre que sont Hypérion et L’échiquier du mal. On découvre une nouvelle fois un auteur d'une grande érudition qui prouve, si l'on doit, que le domaine de l'imaginaire n'est pas que récréatif !

Un petit bémol, tout de même, la fin de ce premier tome fait vraiment la part belle à l’action, pleine de rebondissements, de Deus ex machina et l’on perd un peu de vue le côté réflexion… Reste à voir ce que sera la suite !! Espérons qu’elle sera de la même veine… En tout cas, jetez vous sur ce premier tome, vous ne le regretterez pas !!

StepH

Posté par e_maginaire à 09:11 - bouquins - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

STEPHENSON, Neal : Cryptonomicon.

crypto_1« Un texte devenu culte au Etats-Unis », disait la quatrième de couverture. Voici de quoi vendre sa sauce de façon efficace : aussi quand un jour, après quelques années d’errance désespérée dans les déserts arides de la littérature dite « générale », j’ai décidé de tenter un retour aux sources, je tombe sur un papier flatteur concernant le Cryptonomicon sur la toile, et je me décide, faisant fi avec une insouciance que effrontée de la broutille que représentaient les trois volumes de cinq cent pages chacun.

Trois ans plus tard, je trouve enfin le temps et le courage de m’y mettre. Et deux mois après, je l’ai terminé, et je vous en fais la critique.

J’aime bien poser le contexte.

Dans cette trilogie aux longueurs nombreuses, nous suivons les péripéties de plusieurs personnages, à travers deux époques : pour la première, Lawrence Pritchard Waterhouse, génie mathématique spécialisé en Glockenspiel et surtout en cryptographie ; Goto Dengo, ingénieur en tunnel dans l’armée nippone ; l’intrépide sergent des Marines Bobby Shaftoe, et enfin le prêtre-soldat Enoch Root. Ils font joujou les uns contre (ou avec, cela dépend) les autres, durant la première guerre mondiale. Pour la seconde époque, beaucoup plus proche dans la mesure où il s’agit plus ou moins de la notre, Randy Waterhouse, ingénieur en informatique, navigue à vue entre les divers complots visant à l’empêcher de monter avec ses amis une « crypte » informatique libre de droits, croisant parfois certains des personnages cités ci-dessus, parfois leurs descendants. Et d’autres, évidemment.

J’aurais du mal à vous en dire plus, tant c’est compliqué – et l’auteur ne nous aide pas, pour tout dire, n’hésitant pas à nous servir régulièrement d’indigestes passages tout en détails sur la cryptographie, l’économie internationale ou la science musicale. Cependant, il est indéniable que le bonhomme a du talent : parvenir à maintenir un semblant de suspens jusqu’à la fin du deuxième volume – moment où le quidam absolument décroché des soucis informatiques et technologiques, mais heureusement un brin entêté que je suis, a commencé à entrevoir la possibilité qu’il y ait une trame dans ce foutoir-là – reste un acte de bravoure qui mérite d’être salué, voire applaudi. Dans un style vif, avec beaucoup d’humour et un peu d’action,  Neal Stephenson parvient à nous garder éveillé suffisamment longtemps pour que l’intérêt soit présent jusqu’à la fin. Inutile de préciser cependant que je restai assez déçu dans un premier temps, avant de me rendre compte, constatant ladite déception, que c’était finalement pas si mal, en fait, et que peut-être une autre fois je lirai un autre de ses livres à ce monsieur ; un qui serait moins long.

Cependant, une question subsiste, qui me tarabuste : s’agit-il de science-fiction ? Si des incohérences et divergences apparaissent parfois avec notre vrai monde réel, l’auteur prenant notamment des libertés par rapport à la géographie classique – il va jusqu’à inventer une île inexistante, la drolatique qwglhm – on ne peut pas véritablement dire que c’en soit.

Une autre question se dresse alors devant nous, effrayante et inéluctable : qu’est-ce que ce livre faisait dans les rayons SF – et surtout : aujourd’hui, que fait-il sur ce blog ?

Zolg

Posté par e_maginaire à 08:31 - bouquins - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 13 mars 2008

EDDINGS, David : La trilogie des joyaux : Le trône de diamant, Le Chevalier de Rubis, La rose de Saphir.

trilogie_joyaux1Emouchet, Chevalier Pandion de l'Eglise, rentre d'un exil de 10 ans pour trouver sa reine enchâssée dans un diamant magique. Le diamant, résultat d'un sortilège de ses collègues pandions et de leur formatrice en magie, la protège de l'avancée d'une maladie mortelle. Le Chevalier, aussi champion de la reine, part en quête d'un remède pour sauver la dame...trilogie_joyaux_2

Allez, dites le ! Dites le que le scénario est basique ! Et bien oui, ça fait du bien de le dire, hein? Mais en fait, le roman est très bien construit, et ses suites aussi. Une quête est toujours une quête, elle progresse petit a petit pour nous tenir en haleine jusqu'a la fin. Néanmoins, en avançant avec nos personnages, on découvre un monde étrange, avec des pratiques magiques qui sont plus proches des prières que de la magie. On découvre aussi un monde sépare en trois grands groupes, le commun des mortels, l'Eglise et ses 4 ordres de chevaleries et son clergé, et les Styriques, un peuple mystérieux et persécuté, détenteur d'une magie surpuissante.

trilogie_joyaux_3 Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman en francais, et cela a peut être aide a mon plaisir de lecture. L'histoire et ses rebondissements sont tout de même de très bonne facture, et on s'attache à ses chevaliers religieux, qui se servent de la religion sans trop y croire, pour arriver a leurs fins.


Cette trilogie n'est pas du Tolkien, loin s'en faut, mais elle fait passer un très agréable moment. Personnellement, j'en conseille la lecture.

Paquito del Japon

Posté par e_maginaire à 10:12 - bouquins - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

mardi 4 mars 2008

CORBEYRAN, CHABERT : Uchronie(s) New Byzance.

newbyzanceAprès un bon nombre de séries reconnues (le chant des Stryge, le maître du jeu, le clan des chimères…) qui lui ont donné sa réputation, Corbeyran (scénariste) tente un nouveau pari qui me semble original et alléchant : construire trois séries SF parallèles de trois tomes qui auront un seul et même volume de conclusion. En tout donc dix numéros pour construire un monde et une histoire. La particularité de ces trois séries est que ce sera toujours le même héros mais pas dans la même réalité (si j’ai bien compris ce que m’a dit le représentant qui me vendait le bouquin !). Zack est un prescient. Il est capable de voir d’autres réalités et même d’y vivre. Des réalités qui sont différentes selon les petits grains qui passent dans les rouages du destin… C’est pas alléchant ça pour les amateurs de SF ? Mais bon, qu’en est-il de la réalité de la BD ? Pour le moment il n’y a que le premier tome de New Byzance qui est paru, viendront ensuite New Harlem et New York. Voyons ce qu’il en est du premier tir de semonce…

Donc, Zack est un prescient. Il voit d’autres réalités et projette ses visions pour remettre sur le droit chemin le pécheur qui commet le crime par la pensée. Il faut dire que le monde dans lequel vit notre héros n’est pas des plus libres. Après le 11 septembre, le capitalisme a été anéanti et remplacé par les théories fondamentalistes. Les femmes ne valent guère plus que des meubles et la liberté de pensée n’est plus à l’honneur. Zack reconditionne les mauvais penseurs afin de maintenir la société telle qu’elle est. Mais notre homme rêve. Il voit une femme. Toujours la même. Il se lance sur sa piste. Au même moment, un mandat d’arrêt est lancé contre lui et il entre en clandestinité. C’est le début d’une longue route…Uchronies_2

Le résultat ? Pour moi il est bon. L’histoire est prenante même si ce premier tome reste convenu : on trouve un peu de Farenheit 451, d’Equilibrium… Un maillon d’une société injuste qui lâche pour prendre le chemin de la vérité. L’utilisation de la société fondamentaliste n’est pas grossier et passe bien. Les différentes intrigues s’imbriquent aisément et donnent envie de savoir la suite. Côté graphisme, on est dans le registre du standard : du bon et du moins bon. La vision d’une société occidentale mais orientalisée est très bien rendue, on sent les épices à Manhattan ! Par contre le graphisme des personnages reste très classique.

Finalement, j’ai très envie de lire la suite et surtout de voir comment va jongler le scénariste avec les autres séries… Vont-elles se répondre, apporter des visions différentes ? Vont-elles créer une nouvelle dimension à l’intrigue, apportant de la pure SF à l’uchronie ? Je suis enthousiaste !!!

StepH

Posté par e_maginaire à 20:51 - BD - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1