vendredi 18 mai 2007
CROWLEY, John : Le Parlement des fées II – L’art de la mémoire.
Dans ce
deuxième tome nous suivons l’histoire d’Auberon à la Cité et continuons à entrapercevoir
le sort des habitants d’Edgewood.
Je n’en dis
pas plus pour ne pas gâcher la lecture du premier et du second tome…
J’attendais
beaucoup de l’art de la mémoire et, jusqu’au 100 dernières pages, je n’ai absolument
pas été déçue ! En effet des fragments de réponses à nos questions sont
égrenés au fur et à mesure du récit mais de nouvelles interrogations (et non
des moindres) sont également présentes. Qu’à cela ne tienne, je continuais
quand même, attendant avec impatience la fin du « Conte » tout en
imaginant milles issues possibles. Mais voilà, l’auteur nous propose un final
complètement farfelu… Que ce soit farfelu n’est pas forcément gênant en soi
mais quand on a nourri des attentes pendant 650 pages (les deux tomes réunis)
et qu’on nous ouvre les rideaux d’un coup sec en proposant une vision
rocambolesque qui ne nous dit rien, ça déçoit, forcément. Ce qui m’a vraiment
gêné c’est que partant de là, l’auteur aurait pu écrire n’importe quoi pour
clore cette histoire, cela aurait été pareil. Ca m’a semblait un peu trop
facile et j’avoue que j’ai refermé le livre avec un goût amer tant j’avais
investi ces deux tomes.
EVa
CROWLEY, John : Le Parlement des fées I – L’Orée du Bois.
Smoky
Barnable, jeune homme de la grande Cité, se rend en marchant à Edgewood, l’Orée
du Bois, pour y épouser Daily Alice Drinkwater. Il devra loger dans la maison
familiale construite par John Drinkwater, architecte excentrique et entrera
ainsi dans l’histoire de la grande lignée des Drinkwater. On suit ainsi l’évolution
solitaire de Smoky, seul personnage masculin de la maisonnée entouré de 4
femmes auxquelles il s’attache, acceptant son sort et d’ouvrir son cœur sans
rien demander en retour. Smoky aura 4 filles et un garçon, Auberon, qui
quittera Edgewood pour la grande Cité.
Avec Smoky,
ce premier tome nous plonge dans un lieu mystérieux, flou, incompréhensible
dont l’auteur ne nous laisse percevoir que de simples fragments. Comme Smoky
nous acceptons les règles du jeu et, même si nos méninges fonctionnent à plein
régime en s’imaginant tous les scénarii explicatifs possibles, nous continuons
à avancer, patiemment.
On
comprendra dans ce premier tome que seuls les personnages féminins sont
capables de voir et de parler aux habitants d’un royaume situé à l’intérieur du
monde ordinaire. On suivra Smoky et Auberon (ainsi que d’autres figures
masculines et féminines passées, grâce à des flash-back) qui cherchent à
trouver leur place et leur rôle dans une destinée qui les dépasse.
EVa
COOPER, Louise : Le Maître du Temps (l’intégrale de la trilogie)
Quelque
part, dans un monde au-delà de notre univers, l’équilibre est rompu. Les forces
jumelles du bien et du mal vont entrer en guerre.
Dans
la sombre forteresse du Nord du pays des magiciens de l’Ordre œuvrent depuis
une éternité. Il y a quelques années que Tarod (jeune enfant) fut accueilli par cette congrégation et devint à son tour
un puissant adepte. Ses origines mystérieuses lui confèrent un redoutable pouvoir
et une attirance pour les forces obscures. Il est le seul à sentir la menace inéluctable
d’une force antique, caché dans les abîmes du Temps. Cet attrait pour l’obscur
fait vaciller ses convictions premières… Mais la bague offerte par sa mère dès
sa naissance n’y est-elle pas pour quelque chose ?
Des
intrigues, des vengeances, des amours, des haines vont se dérouler dans un pays
enclin à l’Ordre…
Au
détour d’un des couloirs du Temps et dans une salle obscure, face à face, des dieux
anciens vont se battre, c’est la survie du monde qui se joue et pour Tarod
c’est l’heure du choix comme pour nous tous sans doute…
Quelques
personnages proches du héros :
Keridil
(le Haut Initié) son ami et son ennemi, Thémila (Initié du Grand Cercle) sa conseillère et mère de substitution,
Sashka (une novice) premier amour, Cyllan (une jeune fille sans grade) grand
amour…
Yandros (Seigneur du Chaos)
Aéoris
(Dieu de l’Ordre)
Pour
en savoir plus, vous savez ce qu’il vous reste à faire…
Quant
à moi j’ai adoré, je me suis sentie en osmose, avec les personnages féminins et
masculins.
Un
peu de blanc, un peu de noir et la balance est en équilibre, sans sa force
opposée un déclin est amorcé, ceci n’est pas une révélation mais une conviction
profonde.
ILL
jeudi 17 mai 2007
FEIST, Raymond, Elias : Faërie
Ma première critique ne sera
pas dithyrambique...
Livre très recherché des fans car épuisé depuis longtemps en
France (édité chez Pocket terreur), Bragelonne a eu la bonne idée de lui donner
une nouvelle jeunesse dans leur récente collection "l'ombre de
Bragelonne". Etant un grand fan de mélanges de genres, je recherchais
depuis longtemps ce titre. Je me suis donc jeté dessus dès sa sortie! Comme
nous le verrons plus tard, j'en suis sorti avec une impression mitigée...
Phil et Gloria rachètent une vieille maison perdue dans les bois et s'y
installent avec leurs enfants. Très vite, de mystérieux évènements viennent
troubler la quiétude de leur retraite. Est-ce en lien avec le passé troublé du
précédent propriétaire ? Faut-il se méfier du bois dont les légendes prétendent
qu'il est habité par le petit peuple? Les différents protagonistes vont devoir
dénouer les fils de cette histoire ...
Le thème des fées pas si gentilles que ça est très intéressant et l'immersion
est rapide. On est vite pris par les mystères qui entourent la propriété et on
désire savoir ce qui s'y passe. Malheureusement, la suite n'est, à mon sens,
pas à la hauteur... A force d'égrener le livre d'évènements mystérieux sans
pour autant avancer vraiment dans l'histoire, on finit par s'y ennuyer un peu.
Heureusement, le style est correct et Feist use de tout son savoir faire pour
nous faire vivre les innombrables mésaventures des héros. Certains passages
sont d'ailleurs vraiment bien réussis. C'est ce qui nous évite de fermer le
livre définitivement. L'histoire n'avance véritablement que dans les 100
dernières pages.
Mitigé donc car le thème est original mais ne tient pas toutes ses promesses.
Le rythme est trop lent mais chaque mésaventure est prenante. En tout cas l'objet
livre est beau et bien fait, agréable à lire.
J'attendrai de voir si les autres livres de la collection sont meilleurs
: Le diable en gris de Masterton, Une fille pas comme les
autres de Ketchum,... Pour conclure, merci quand même à la Bragelonne de
tenter de nous divertir avec cette nouvelle collection que je trouve
ambitieuse!
StepH
mercredi 16 mai 2007
PULLMAN, Philip : Les royaumes du Nord
Les Royaumes du Nord de Philip Pullman est le premier tome de la trilogie A la croisée des mondes (His Dark Materials en
anglais).
Angleterre
Victorienne, chaque individu est accompagné de son daemon, sorte de conscience
liée à celle de son maître, Lyra, une petite fille du Jordan College se voit
entraîner dans une aventure incroyable à la découverte du Grand Nord.
Livre pour
enfant, certes, mais quel bouquin ! Le monde est très bien pensé, les
personnages attachant, l’intrigue bien ficelée. On navigue toujours entre
alchimie, sciences et magie. Je n’ai lu que le premier tome mais dès que ma
liste de lecture sera épuisée, je compte bien découvrir la suite. J’ai lu à
droite et à gauche que « Les Royaumes du nord » ne supportaient pas
la comparaison avec « Harry Potter », mais en ce qui me concerne, je
n’en ai lu aucun alors pour moi cela reste le meilleur livre pour enfant.
Fab





