E-maginaire

Tout ou presque sur le domaine de l'imaginaire! Littérature (fantastique, SF, fantasy), BD, comics, manga, jeu de rôle, cinéma. Des actus et des nouvelles. Blog collaboratif, n'hésitez pas à l'enrichir de votre avis!

mardi 29 janvier 2008

YATES David : Harry Potter et l’ordre du phénix

 

harry_potterPauvre, cher, tendre, traumatisé, méchant, menteur… Harry Potter ! Et oui la vie n’est pas rose, au contraire, elle est plutôt noire pour le jeune sorcier. Rien ne va plus, les démons attaquent dans le monde des humains, les sorciers crient au mensonge quand on leur dit que le danger est là et les amis de toujours semblent ne pas comprendre le jeune homme. Bref que du bonheur !

Tout d’abord sachez que je n’en ai lu aucun, cela me tente mais pour le moment je n’ai même pas regardé la couverture d’un livre ! Ceci étant dit, j’ai vu tous les films et pour ce dernier opus j’ai vraiment adoré, pour deux raisons principales : le côté plus action, l’histoire qui avance un peu plus.

Effectivement, l’action est vraiment plus présente, sans assister à des déchaînements de pouvoirs magiques, quelques petites phases de combat ponctuent agréablement le film du début à la fin. Peut-être cela c’est-il fait au détriment de l’intrigue, du quidditch et autres mais cela me convient personnellement. Je ne peux m’empêcher de penser que de nombreux moments du film sont passés à la trappe au montage tant j’ai le sentiment que certains personnages secondaires auraient dûs être mis en avant et finalement pas tant que ça… à voir, si parmi vous certains ont lu le livre qu’il n’hésitent pas à me dire si c’était le cas, je pense notamment à Neville pour ne citer que lui.

En plus, on en apprend un peu plus sur les parents d’Harry, on nous met sur la voie de la compréhension du pourquoi Harry Potter et bien évidemment sur l’ordre du Phénix. Bref sans apporter de réelles réponses, le film nous met sur la piste du dénouement.

Plus généralement, j’ai bien aimé le fait qu’il devienne de plus en plus sombre, qu’Harry est de plus en plus torturé, le montage du film, son rythme et sa qualité visuelle. Après on peut dire ce qu’on veut, même si le petit Radcliffe (pas si petit que ça justement !) fait un peut plus vieux que ses quatorze ans du film, il n’en reste pas moins qu’il ne devrait pas y avoir de polémique : il doit rester le héros du film ! Pour finir, Gary Oldman, selon moi très bon acteur, dans son rôle de Sirius Black est vraiment top même si on ne le voit pas assez, comme d’hab !

Sorti récemment en DVD, il vaut le détour !

Fab

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ZEMECKIS, Robert : Le Pole Express

lepoleexpressaffVous n'êtes pas sans savoir que nous venons de passer les fêtes de Noël. Prétexte à libations familiales, échange de présents, respect de traditions et de rites religieux, elles sont aussi liées à de petites histoires, des contes qui nous sont aujourd'hui souvent transmis par l'intermédiaire des média audiovisuels. L'ensemble de ces éléments, réels ou fantasmés peuvent être résumés sous le vocable « la magie de Noël ».

Le Pole Express est un de ces éléments de cette magie, c'est le train qui la nuit de 24 décembre conduit certains enfants au Pole Nord pour assister au départ du Père Noël dans sa grande tournée et se voir attribuer le privilège de recevoir le premier cadeau distribué. Or cette année monte à bord de ce train un petit garçon qui ne croit pas en cette magie...

C'est donc l'histoire d'un voyage initiatique, l'un de ces périples où le plus important n'est pas la destination mais la manière d'y parvenir. Et ce voyage se fait par le rail, dans un antique et superbe train à vapeur traversant des paysages faits de neige et de sapins, empruntant des dénivelés dignes des plus spectaculaires montagnes russes ou glissant tel un mastodonte d'acier sur des étendues gelées. Figure incontournable de ces périples ferroviaires d'un autre temps, un vagabond spectre a établi son camp sur le toit de ce train au mépris des intempéries et de la vitesse.pere_noel02

Je ne reviendrais pas dans cette chronique sur les prouesses informatiques qui ont été déployées pour nous délivrez un Tom HANKS plus vrai que nature. Nous évoluons dans des temps où les effets spéciaux rendent possibles toutes les narrations. Alors ne vaut-il pas mieux se féliciter d'avoir là un beau conte animé qu'un mauvais film tourné sur fond vert ?

Si j'ai décidé de faire cette chronique c'est pour nous amener à nous interroger sur notre position face à cette lancinante question qui se pose chaque année en cette saison : Faut-il croire au Père Noël ? Cette période de l'année est-elle propice à l'accomplissement de miracles particuliers liés à une quelconque magie de Noël ? Enfin Compagnons, nous croyons aux fées, aux mondes parallèles, aux enchantements voire aux galaxies lointaines il y a bien longtemps !

J'aime personnellement à penser qu'il y a dans ces instants de fin d'année de petits miracles que ne peuvent totalement expliquer toutes les rationalités humaines. Et que dés lors qu'ils ne peuvent s'expliquer ils laissent la place à l'imaginaire... J'entends le grelot, et vous ?

 

Pacman.

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reprise d'activité!

Hello tout le monde!!
Après de grandes vacances d'hiver, pas du tout reposantes, le blog reprend sa vie ! Mille excuses pour le retard et merci aux chroniqueurs de ne pas avoir laché l'affaire!!
Devant le peu de réaction quant aux propositions de nouvelles et de débats, je me vois dans l'obligation de suspendre ces idées en attendant un véritable plébiscite (au cas où nous rencontrerions autant de succès que nos confrères d'actusf !!).
En attendant, je vous rappelle que sans vos réactions, le blog n'est rien de plus qu'un torchon dans lequel quelques Geeks jouent aux critiques!! Et comme notre Ego n'est pas développé au point de vouloir dire la messe sur le milieu protéiforme de l'imaginaire, notre objectif est de faire participer tout le monde afin d'échanger des points de vue et que tout le monde trouve chaussure à son pied... N'hésitez donc pas à venir laisser un commentaire ! Venez discuter avec nous au coin du feu...

StepH

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mardi 18 décembre 2007

ROBIN, Regis : CHAOS LEAGUE – MORT SUBITE.

chaoslea" - Mesdames et messieurs bonsoir, bonsoir et bienvenu sur le blog e-maginaire où Jean-Mimi et moi-même allons vous commenter, que dis-je critiquer le jeu Chaos League - Mort Subite.
- Critiquer, critiquer, comme vous y allez Thierry. Nous allons essayer de nous montrer objectifs et faire consciencieusement notre travail de journaliste.
- Ecoutez Jean-Mimi, on va travailler comme d'habitude : Je vais envoyer et c'est vous qui rattraperez mes bourdes.
- Oui, donc... Chaos League est un jeu de sport dans lequel deux équipes de onze joueurs se disputent un ballon pour l'amener dans la zone d'en-but adverse afin d’y inscrire des " touchdowns ".
- C'est surtout l'occasion pour Vingt-deux types avec un sale caractère de se mettre joyeusement sur la g...
- Oulala Thierry, l'affrontement physique n'est que la partie visible de la finesse de ce sport : passes, courses, usage de la magie, rien n'enchante plus qu'un beau match où les actions et les feintes sont toutes spectaculaires et spécifiques à chaque peuple.
- C'est surtout l’occasion de voir un gros orque choper un elfe en collant par les oreilles et lui enfoncer ses crampons dans le c…
- Thierry, Thierry, c'est en effet une façon... particulière d’expliquer à nos lecteurs que la particularité majeure de ce jeu est de voir évoluer les races de l'heroïc-fantasy : elfes donc (sylvains ou noirs), nains, humains, orques, gobelins...
- Ah oui, un beau ramassis de fiers guerriers, mais il a aussi fallu qu'ils nous collent leur animaux de compagnie : les galopins, des gnomes qui utilisent des machines à vapeur ou les ciguës, des hommes-lézard à la peau venimeuse ou les prétoriens des hommes-chat qui courent vite mais qui ne sont pas, mais alors pas du tout solides ! J'espère qu'au moins ils sont assez solides en fin de match pour pouvoir se réconforter entre eux sous la d...chaosleague_1
- Enfin Thierry, restons concentrés sur le jeu ! Regardons évoluer deux équipes dans une confrontation qui semble à priori jouée d'avance et constater que les plus vindicatifs ne sortent pas toujours vainqueurs.
- Ah mais parlons-en, Jean-Mimi ! Un coup de fumigène pour se planquer et après y'a plus qu'à essuyer ses crampons sur un adversaire à terre ! Pas vindicatif pour deux sous, mais y'en a beaucoup que ça va faire b...
- Mais arrêtez de monter en épingle l'action pour laquelle les arbitres sont des plus vigilants...
- Ceux-là depuis qu'ils ont compris le sens des mots " pot-de-vin ", ça leur fait de l'argent de poche pour finir aux p... " 

(...) 

Un double rêve de réalisé. Celui d'imiter le duo de commentateurs sportifs le plus célèbre et dont la répartie été parfois bien plus navrante que celle tenue ici. Et celle de vous parler de Chaos League - Mort Subite.

En lisant les propos quelques peu décousus de nos amis vous avez compris que Chaos League est une sorte de football américain joué par des elfes, des nains et autres. Evidemment très inspiré du vénérable Blood Bowl de Games Workshop - L'éditeur du jeu vidéo et du jeu de plateau se sont d'ailleurs associés pour nous offrir bientôt un Blood Bowl sur PC - On crée son équipe, on la fait jouer et évoluer : les joueurs prennent de l'expérience et gagnent des nouvelles compétences et des nouveaux pouvoirs. Les caisses de votre équipe se remplissent et vous permettent de recruter de nouveaux joueurs, des champions ou des "Big Foot" des gros monstres castagneurs.

chaosscreen003Le jeu est assez bien équilibré pour que chacun y trouve son bonheur, en fonction de sa race de prédilection. Chaque équipe s'adapte assez bien au style de jeu de chaque joueur, je connais un individu qui fait jouer une équipe de nains en passe…

Chaos League est loin d'être une référence au niveau graphique… Mais bon il est rarement demandé à un jeu de foot de rassembler les dernières évolutions de la motion capture… Et oui comme ça si vous avez une machine qui date un peu vous pourrez y jouer quand même. Préférez Chaos League - Mort Subite (le rouge) au vieux Chais League (le marron), il est mieux fini, contient plus d'équipes et corrige certains bugs d'animation du premier. Il est d'ailleurs sorti dans tous les bons magasins en jeu à bas prix.

N'hésitez pas, bons matches et comme pourraient le dire certains bonne b…

Pacman.

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mardi 11 décembre 2007

AYROLES, Alain, MASBOU, Jean-Luc : DE CAPE ET DE CROCS.

de_cape_et_de_crocs_t8Quand StepH a fait part de son projet d'ouvrir un blog sur l'imaginaire, je savais que viendrait le jour où il me faudrait vous parler de cette BD. La sortie du Tome 8 : "Le maître d'arme" m'oblige à sauter le pas. Mais ici pas de droit à l'erreur, car je suis littéralement fan de cette série et qu'il va me falloir en quelques lignes vous prouver le bien-fondé de ma modeste opinion.

Don Lope de Villalobos y Sangrin est un fier hidalgo Ibérique et Armand Raynal de Maupertuis un chevalier français à la verve que n'auraient reniée nos dramaturges classiques. Accessoirement le premier est un loup (Le "Isengrin" du "Roman de Renard") et le second est un renard (Le goupil du même conte).

A Venise, nos deux gentilshommes vont se porter à la rescousse d'un vieux grippe-sous dont le valet vient de porter la nouvelle que son fils, monté à bord d'une galère turque, se retrouve enlevé et menacé d'esclavage si une forte rançon n'est pas payée... Halte-là me direz-vous si vous possédez quelques lettres classiques mais cela ressemble furieusement aux "Fourberies de Scapin"! Certes vous répondrais-je mais le vaisseau ottoman de notre histoire n'est point une galère mais une chébéque ! Un voilier au demeurant illustre lettré mais béotien maritime que vous êtes ! Or point de jeune nigaud à secourir sur ce navire mais un coffre, une bouteille, une carte au trésor et pas n'importe lequel s'il vous plait, celui des îles Tangerines.
Et voici nos deux compères lancés dans une aventure digne de R. L. STEVENSON. Il fallait un troisième compagnon, le plus improbable qu'il soit : un lapin de trois pommes de haut, qui prétend avoir servi dans les gardes du Cardinal, répondant au doux nom de Eusébe et que l'on rencontre enchaîné sur les bancs d'une galère (une vraie cette fois).20071016_De_Cape_et_de_Crocs_4

8 tomes de péripéties vous attendent alors, fournies en personnages hauts en couleur : un équipage pirate très pittoresque, un savant fou batave, un méchant balafré du nom de Mendosa, toute la Monarchie Sélénite et leurs muets spadassins mîmes... un caillou lunaire...une sorte d'inventaire à la PREVERT.

Cette description peut paraître bien échevelée, mais c'est ainsi que se conçoit "De Cape et de Crocs". Les cyniques et les jaloux argueront d'un manque d'originalité, du plagiat fait à ces grands classiques : les quiproquos de MOLIERE, les chasses au trésor de STEVENSON, les traits d'esprit et les coups d'épée de ROSTAND, les paysages lunaires de CYRANO (le vrai !). Mais quelle façon de mettre l'ensemble en musique ; de plus, le fait de connaître les paroles n'empêche pas de réécouter les chansons si elles sont bien réarrangées. Pour le dessin, les aigris se diront loin de l'esbaudissement, mais ici encore j'aurais à leur répondre : observer les détails, suivez les aventures de personnages presque insignifiants comme le poulet du capitaine Boone ou le caillou lunaire. Mais surtout suivez l'histoire jusqu'au Tome 8 car je pense qu'enfin en plus d'être une bonne oeuvre, "De Cape et de Crocs" est devenu une belle oeuvre avec une mise en couleur qui lui donne le caractère épique qui pouvait lui faire défaut.

Alors si après tout ceci quelqu'un ose encore affirmer que cette oeuvre que dis-je ce chef d'oeuvre ne vaut pas tripette, qu'il nomme ses témoins et choisisse ses armes, que nous vidions cette querelle en gentilshommes sur le prés, mordious !

Pacman.

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mardi 4 décembre 2007

BOYLE, Danny : Sunshine.

sunshine2057, le soleil se meurt et avec lui tout espoir de survie pour l’humanité. Une solution doit donc être trouvée… Envoyer une bombe gigantesque et expérimentale en plein cœur du soleil afin de relancer son vieux cœur usé. Le film commence sur le vaisseau chargé de tenter une deuxième fois le miracle (le premier vaisseau a disparu sans donner de nouvelles…). L’équipage fera tout pour réussir. Malheureusement, ce ne sera pas aussi facile que prévu…

Le film démarre directement, pas de contextualisation, de préparation, le voyage a déjà commencé lorsque nous rejoignons les héros. On assiste à leur vie sur le vaisseau et on les découvre petit à petit. L’ambiance est plus proche de Solaris que d’Alien mais on est vraiment intrigué par cette équipe qui doit vivre ensemble malgré des caractères très différents. Centré sur la psychologie des personnages, on se demande si on agirait pareil et on réfléchit beaucoup à la situation. Cette partie est très réussie. Puis les ennuis commencent et l’action aussi ! Extrêmement bien filmé, on reste collé à l’écran. Enfin, la dernière partie part en sucette et le scénariste ajoute des éléments qui selon moi nuisent au film.

Alors, un bon film ou une pure daube ? Je ne saurais pas le dire. J’adore presque tous les films de Danny Boyle (sauf La Plage, bien sûr !) et je trouve que celui-ci est très bien filmé avec des idées originales. J’aime aussi beaucoup l’intensité des relations entre les personnages qui ne sont pas de simples victimes, la tendance à se demander si le plus dangereux des monstres n’est pas l’humain. En un mot, la première partie est vraiment belle et bien faite. Pour la seconde partie, c’est une autre paire de manches… Le scénario continue à être bon, sauf une chose qui me paraît presque ridicule ! Sans vous dévoiler la fin, transformer un film presque psychologique en un vieux slasher, sans raison apparente (ou bien il y a quelque chose qui m’a échappé…), réduit la crédibilité du film et l’intensité dramatique… Pourtant, il y a toujours des aspects qui me plaisent, même à la fin.

Au bilan, je vous dirais de le tenter sans en attendre un nouveau 2001… Il vient de sortir en DVD, dans quelques mois, il sera à 9€90…

 

StepH

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mardi 20 novembre 2007

CROWLEY, John : L’été-machine.

etemachineL’été-machine, publié à l’origine en France par les Moutons électriques, est sorti récemment dans la collection Point fantasy. C’est l’occasion pour moi de rattraper le temps perdu et de vous en faire ma critique. Autant vous dire que ma série de très bons avis est terminée !

Crowley m’avait fait rêver durant deux tomes avec Le parlement des fées. Sa plume sensible, l’atmosphère qui se dégageait de son roman, m’émeut encore quand j’y pense. C’est donc avec envie que je me suis jeté sur cette nouvelle publication.

Roseau qui parle est questionné par une personne mystérieuse qui lui demande comment il en est arrivé là. Notre héros commence alors son histoire avec sa ville natale, Petit Belaire, et expose, tout au long du livre, le récit de sa vie et sa soif de connaître et de comprendre le monde qui l’entoure ainsi que son histoire.

Récit post apocalyptique d’un monde qui ne se souvient plus de son passé et déforme donc toute son histoire par des légendes, L’été-machine est bien loin d’un Mad Max. On entre dans le livre avec étonnement tant la finesse de l’écriture et le ton employé nous surprennent. Le monde tel qu’on le connaît n’est plus et on a presque l’impression d’être sur une autre planète. Les noms sont étranges, les coutumes aussi. Pourtant chaque chose fait écho à des concepts bien connus de notre société. C’est beau, très beau. On se questionne, on veut en savoir plus. L’histoire s’égrène par petites touches puis on arrive à la fin… Et on ne sait pas grand chose de plus. Alors, oui, toutes les critiques qu’on peut lire sur ce roman exalte la poésie de l’œuvre, la finesse de l’auteur et je suis d’accord. Mais finalement, à la fin, on (ou du moins je) n’a rien compris de plus. Et autant dire qu’après tant de questions soulevées et d’attentes tellement l’univers paraît originalement traité, on reste sur sa fin. On se demande aussi quel est le but de tout ça…l_etemachine103
Ajoutons à cela que l’édition des moutons électriques si elle est belle visuellement (et même très belle), est bourrée de fautes typographiques. Les coquilles sont omniprésentes. Au début, je me demandais si j’avais loupé quelques choses et si c’était une partie de l’œuvre, mais non, c’est une grosse erreur de relecture. Pour avoir fait ce boulot (de correction), je sais que c’est dur mais bon, quand même, là, on aurait dit que personne n’avait relu !

Bilan, ce livre aurait pu être une perle à mettre dans les 100 meilleurs livres de SF (ce que les Etats-Unis ont fait) mais quelques défauts le rendent au final un peu désagréable sauf à aimer beaucoup la poésie. Il faut dire que la version des Moutons électriques n’arrange rien, préférez donc celle de Point fantasy.
Je serais tenté de vous dire de passer votre chemin, pourtant, comme à chaque fois avec Crowley, des images restent gravées dans ma mémoire et je ne peux me résoudre à ne pas vous dire de tenter votre chance avec cet auteur très spécial mais qui mérite reconnaissance…

StepH

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mardi 13 novembre 2007

BRUSSOLO, Serge : La nuit du bombardier.

La_nuit_du_bombardier_2Serge Brussolo est un auteur incontournable de la littérature fantastique et policière française. Prolifique, chaque nouvelle œuvre est attendue avec impatience par ses fans. Il fallait donc bien s’y pencher pour voir si sa réputation n’était pas usurpée. Je m’attaque donc à une réédition sortie en juin de cette année par folio SF. Bilan : un auteur à part, à l’identité bien marquée. Moi j’aime.

David a treize ans. Sa mère vient d’être internée après avoir été violée. L’enfant a assisté, impuissant, au crime et n’en est pas sorti indemne psychologiquement. Le livre s’ouvre sur son arrivée à Triviana-sur-mer, petite ville côtière des Etats-Unis, où sa grand-mère l’a envoyé en pension. L’atmosphère est étrange. Mais ce n’est que le début. L’Ecole qu’il intègre suit des règles très dures, imposées par l’encadrement mais aussi par les élèves eux même qui se regroupent en castes. David va devoir lutter à la fois pour s’intégrer et pour surmonter le traumatisme qui le hante. Il va, pour cela, devoir démêler les secrets que cachent Triviana-sur-mer, ville défigurée trente ans plus tôt par le crash d’un bombardier dont on a jamais trouvé la moindre trace…

Imaginez Harry Potter ou bien Alice au pays des merveilles mais version cauchemardesque et vous aurez une bonne vision de ce que j’ai ressenti à la lecture d’au moins les deux tiers de ce livre. L’ambiance étrange, lourde, s’installe dès les premières pages pour ne plus nous quitter. On suit de manière tendue la vie de ce petit bonhomme, souvent à travers ses yeux, ne sachant pas s’il fantasme ce qu’il voit, s’il est effectivement fou, ou si tout cela est bien réel. D’ailleurs, cette focalisation interne (si mes souvenirs de terminale sont bons !) renforce cette impression de suivre Alice de l’autre côté du miroir mais version horrible. Loin de faire de l’âge de son héros un prétexte à la fragilité, l’auteur s’attache à jouer vraiment avec ce que voit un jeune enfant et la réponse d’enfant qu’il y donne. Sans frissonner à chaque page, on se sent mal à l’aise, on se demande si ce qu’on lit est réel et le risque de folie de David se transmet. Ajoutons à cette ambiance particulière un style, à mon sens, maîtrisé, ni trop lourd, ni trop direct qui sert l’oeuvre de manière remarquable.

Puis vient la deuxième partie du livre. Si le style et le malaise restent, le sujet change. Et c’est plus une révolution qu’un virage. C’est le moment de l’action. Des réponses sont données. Si énormes que l’on doute franchement que cela soit la réalité. D’un cauchemar d’Alice, on passe à un vieux film d’horreur en noir et blanc. Bizarre, me direz vous ? Et bien, on se laisse avoir ! On est tellement dedans qu’on suit le héros (dans sa folie ?). Et puis l’auteur écrit si bien qu’on ne peut rien dire. Pour moi, seule la conclusion n’est pas tout à fait à la hauteur.

Selon moi (après seulement un livre, je suis un peu téméraire, mais bon…), la réputation de Brussolo n’est pas usurpée. Son style est merveilleux, son histoire est prenante, pleine de références, intelligente. Finalement, ce livre me rappelle un peu des films comme L’échine du diable ou Le labyrinthe de pan et d’autres que je ne vous communiquerai pas pour ne pas vous gâcher la surprise de la deuxième partie du livre… A vous de le lire pour savoir ! Par contre, âmes sensibles, s’abstenir…

StepH


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mardi 6 novembre 2007

KIRKMAN, Robert, PHILLIPS, Sean : Marvel Zombies.

MarvelZombies12ndPrintingDécidemment, Marvel n’en finit pas de nous surprendre ! House of M, Civil War, … L’univers de nos héros est chamboulé ; la qualité des histoires et leur originalité est impressionnante. Ici, Kirkman, scénariste  dont la réputation n’est plus à faire (il est l’auteur de Invincible et de Walking Dead) s’attaque aux super héros Marvel mais façon Zombies !

Tout a commencé de manière anodine dans un épisode d’Ultimate Fantastic Four avec Reed Richard qui prend contact avec son double mort vivant d’une autre dimension. S’en suit une aventure rigolote dans laquelle les fantastiques luttent pour que le Virus n’envahisse pas leur monde. On aurait pu en finir là avec un scénario amusant, mais voilà, le rédacteur Ralph Macchio sent le bon filon et veut remettre le couvert. Résultat, il appelle le spécialiste des revenants, Robert Kirkman et lui demande de mettre en image le monde moribond des marvel zombies. Kirkman accepte mais à condition d’avoir carte blanche sur le scénario. Ralph cede et l’auteur s’en donne à cœur joie ! Bilan, ça va loin, très loin !!!zombies2

Une météorite s’écrase sur le monde. Elle est porteuse d’un virus qui rend mort vivant. Forcément, les super héros finissent par bouffer tout le monde vu leurs pouvoirs. Du coup, presque plus de repas. Que faire ? L’histoire commence à ce moment là, après avoir étripé Magneto qui était un des derniers survivants. On suivra par la suite, les questionnements de nos anciennes stars qui subissent la malédiction de pouvoir réfléchir qu’après avoir ingurgité, de manière horrible, ceux qu’ils avaient juré de protéger…

Kirkman y va à fond : membres arrachés, cervelle qui vole, Hulk qui mange une jambe entière et qui a le bide qui explose lorsqu’il redevient Bruce Banner… Nos héros sont de sales raclures qui ne veulent pas partager leurs repas avec les potes. Bref, c’est une grosse gifle au monde bien lisse des super héros d’avant 2001.collectedzomweb

On se marre comme avec un bon film de Romero, mais Kirkman n’en reste pas à un simple défouloir, il ajoute un scénario qui se suit et qui n’est pas si bête. Personnellement, j’y vois aussi une mise en abyme du monde Marvel. Certes le scénariste aurait pu approfondir la réflexion mais finalement, il n’oublie pas que c’est pour de rire !

Extrêmement violent, un peu choquant, servit par un dessin à la hauteur, Marvel Zombies prend le contre-pied  de la vision américaine du super héros. On a l’impression qu’avec ce titre, La maison des idées Marvel veut en finir avec le premier degré propagandiste (je sais j’exagère mais c’est pour faire court !). Pour moi, c’est presque une conclusion à ce qui a été entamé dans des séries comme Authority, ultimate… Le héros est toujours une métaphore de la société américaine, mais réfléchie.

Enfin, je vous laisse juge en lisant Marvel Zombies !!

StepH

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dimanche 4 novembre 2007

Kripke, Eric, McG : Supernatural.

supernaturalLe destin des deux frères Winchester, Sam et Dean, n’est pas des plus heureux : enfants, ils voient leur mère mourir brûlée vive par ce qui paraît être un démon. Leur père se lance alors à la poursuite de ce monstre, entrant par la même occasion dans le milieu des chasseurs de démons. Il emmène avec lui Dean, le grand frère, et le forme alors que Sam rejette bien vite cette vie pour se consacrer à ses études. Mais la destinée du petit frère le rattrape lorsque sa petite amie meurt de la même façon que sa mère. Au même moment, le père Winchester disparaît et demande à ses enfants de continuer son travail… La série peut commencer avec les deux frères qui se retrouvent et se lancent à la fois à la recherche de leur père, à la poursuite du démon qui a certainement tué deux femmes chères aux yeux des Winchester et en profitent pour débarrasser le monde de quelques monstres dangereux…

Supernatural, sous des airs très classiques, est une belle réussite. Outre-manche, la série marche bien mais en France, elle a connu des débuts légers. Il faut rectifier cette erreur ! Pourquoi ? Voici les raisons qui me poussent à la mettre dans mon top 5 des meilleures séries de ces dernières années :
-Au départ, les épisodes s’enchaînent sans vraiment développer l’intrigue principale, ils sont construits comme un road movie, relatant l’histoire des deux frères, traversant les Etats-Unis avec leur grosse voiture noire, soi disant pour retrouver leur père mais combattant surtout les monstres qui infestent les campagnes. La réalisation est bonne, les effets spéciaux aussi. On découvre ce pays différemment : pas de Manhattan, L.A. ou autres grandes villes à la mode en ce moment mais plutôt plein de petites villes, des territoires que l’audimat américain ne considère pas comme appartenant aux states. L’atmosphère se teinte d’une couleur particulière et on pense vite aux petites villes chères au cœur de Stephen King.
-Les scénarios reprennent des intrigues classiques de la pop culture : légendes urbaines, vieux films d’horreurs… On a tous déjà entendu parler des monstres qui peuplent Supernatural. Mais loin d’une resucée, chaque épisode est à la fois un hommage et une nouvelle vision de ces mythes. On se trouve souvent surpris d’une nouvelle approche de thèmes presque éculés.supernatural1
-Enfin, les héros ne sont pas tout puissant : ils sont forts et doués mais il leur arrive souvent de "merder". Ce ne sont pas des érudits en occultisme et ils tâtonnent donc souvent pour venir à bout des "bad guys".

Bref, de bons acteurs (beaux dirons les filles !), une bonne réalisation, des scénarios originaux pourraient faire de cette série un moment agréable quand on a rien de plus à faire… Cependant, d’autres qualités en font une série phare pour moi :

-Ce qui est le plus étonnant, c’est qu’au départ, on a la sensation de suivre une série qui n’a pas de vraie continuité. Puis, au bout d’un moment, on se dit : « me% !§, elle est super fine cette série ! ». En effet, cette impression de m’être fait piéger ne m’était arrivée qu’avec the Closer. Le véritable intérêt se trouve dans les relations qu’entretiennent les deux frères. On peut les voir évoluer au fil des épisodes sans vraiment s’en rendre compte et puis un jour, c’est parti, l’Intrigue de la série voit le jour et l’on découvre que les épisodes qui précèdent servent le scénario et ne font pas que remplir le vide entre deux épisodes essentiels (comme dans dead zone ou Stargate saison 10… En comics, on appelle ça des fill in.). Après ça, la série est sur les rails. La saison 1 prend fin et débute une saison 2 très forte…

En conclusion, laissez vous piéger ! La saison 1 est passée sur M6 et, connaissant la chaîne, repassera sans doute. La saison 2 est en cours sur TF6 avant de passer, je l’espère sur la 6 !

StepH

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