mercredi 17 juin 2009
Vite vu, vite lu : Juin 2009
Le Dernier Magicien de Megan Lindholm alias Robin Hobb.
Dans
la ville de Seattle, le Magicien, qui a oublié son nom,
erre depuis des siècles – ou bien quelques mois seulement –
et nourrit « ses » pigeons avec un sachet de
pop-corn vieux de plusieurs années. Partie intégrante
de la ville, il en connaît les moindres recoins secrets, les
détours cachés, et vit sa vie, tranquillement, croisant
de temps à autres les autres « enchanteurs »
de la cité. Mais voilà qu'arrive un démon à
sa poursuite, ou bien une partie de lui-même, le redoutable
« Mir ». En le fuyant, le magicien ignore qu'il
court droit à sa perte.
Je n'avais jamais lu Robin Hobb, et en ayant à plusieurs reprises entendu dire le plus grand bien, je me suis décidé à me lancer à sa rencontre par l'intermédiaire de cet opus d'urban fantasy tout ce qu'il y a de plus classique.
Au final, je suis plutôt déçu ; si le livre se laisse lire, le style est assez neutre, voire répétitif, les personnages relativement brouillons, et l'auteure, à force de fausses-vraies pistes entre lesquelles elle semble ne pas parvenir à choisir, finit par se perdre elle-même, et son lecteur avec. On assiste en conclusion à une jolie redondance de fins désordonnées et presque incohérentes, et si je dois avouer que je ne regrette pas non plus complètement de l'avoir lu, je doute de me relancer un jour dans un autre Robin Hobb.
Super Zolg
L'Univers à l'envers de Phillip José Farmer.
Jack Cull, ancien
ingénieur électronique, est mort récemment dans
un accident de voiture ; cela ne l'empêche pas de se retrouver
dans un étrange enfer peuplé de nombre de ses
contemporains, et de bien d'autres encore, gens venus du passé
ou du futur. Un enfer où des nuages de « manne »
se baladent dans les airs, servant de nourriture à la
population, et où les arbres de Roc, seule végétation
connue, constituent avec la pierre brute dont sont faits tous les
meubles et immeubles, la principale matière première de
cette société relativement bien organisée. Les
démons sont là aussi, mais du fait de leur infériorité
numérique, ils sont devenus les esclaves des humains – ces
humains qui ne peuvent plus mourir : Jésus lui-même
intervient, sortant d'une ambulance, pour les ramener à la vie
lorsqu'un malencontreux incident les fait succomber. Jack, qui
travaille dans la puissante administration de « L'inter »,
n'est cependant pas au bout de ses surprises quand il découvre,
se réfugiant dans les égouts en compagnie du mystique
Fyodor (lequel emporte avec lui la tête de Jésus
décapité par la foule en furie) et de la belle
arriviste Phyllis, les immenses galeries inexplorées, et qu'un
véritable cataclysme l'en expulse soudain...
J'avais beaucoup aimé « La nuit de la lumière » et ses nombreuses images hallucinantes ; c'est peut-être pour cela que je suis un peu resté sur ma faim avec « L'Univers à l'envers » – mais je me dis que je suis bien sévère : Farmer, maître de l'oxymore s'il en est, livre ici une œuvre au rythme parfois un peu lourd, et dont les personnages sont souvent agaçants et peu attachants, mais qui est bourrée de trouvailles. On oscille au fil des pages entre le fantastique, la hard-S.F et la métaphysique ontologique (il faut le faire !), dans un univers un peu âpre mais aux images fascinantes – on pense souvent aux illustrations de Wojtek Siudmak. A tenter, donc, pour ceux qui se sentiraient intrigués, d'autant que scénaristiquement, l'histoire réserve son lot de surprises
Super Zolg
Witchling de Yasmine Ganelorn.
La Terre (les Etats-Unis ?) ont pris connaissance de
l’existence du monde des fées. Ceci engendre craintes et désirs de la part des
humains. Des fées marchent parmi les hommes. Les sœurs d’Artigo sont des
sang-mélés, nées d’un père fée et d’une mère humaine. Elles font partie d’une
structure « gouvernementale » qui régule et s’occupe de la sécurité
des citoyens de l’Outremonde. Mais elles ne sont pas très douées, leur sang
humain altérant leurs pouvoirs féeriques. Ainsi, Camille est une sorcière mais
ses pouvoirs ont tendance à déraper. Delilah est un chat garou qui se
transforme au plus mauvais moments. Enfin Menolly est une jeune vampire qui a
du mal à se contrôler. Lorsqu’elles enquêtent sur une affaire de meurtre d’un géant
de petite taille, elles se retrouvent au cœur d’un complot qui risque de mettre
en péril leur monde et celui des humains…
Si le pitch est alléchant, on a bien vite l’impression de
lire un épisode de Charmed… Trois sœurs qui s’adorent aux prises avec des
démons très méchants qui veulent leur faire la peau jusque dans leur belle et
grande maison. Ajoutons à cela des histoires d’amour à rebondissement (qui
vais-je choisir entre le beau ténébreux elfe noir et le malin
renard-garou ? Que faire lorsque le majestueux dragon me fait de
l’œil ?) et la coupe est pleine. Vous n’en n’avez pas assez ? Et bien
Camille ira faire des courses pour des beaux dessous en attendant que des infos
tombent sur la plus grande menace à laquelle ils doivent faire face…
On a beau dire, et au risque de paraître encore une fois
obtus, la bit lit (puisque c’est le genre auquel appartient cette trilogie) me
semble bien être une lecture plutôt féminine. En tout cas cet auteur nous livre
une histoire qui aurait bien mieux eu sa place dans la collection Luna de
Harlequin… Pour vous prouver mes dires, je voulais vous livrer des citations
mais je me dis que ce titre ne mérite pas de prendre une trop grande place…
En un mot, je crois que vous pouvez passer votre chemin,
sauf si vous aimez les histoires de filles…
StepH
jeudi 14 mai 2009
Vite vu, vite lu : Mai 2009
Après une première tentative peu concluante et à la demande
de quelques uns de nos chroniqueurs, la rubrique vite vu, vite lu reprend du
service. Après quelques discussions, les modalités de publication vont un peu
changer afin de pouvoir coller au plus près de l’âme de ce blog : pouvoir
discuter. Les avis seront publiés directement sur l’article. Ainsi chacun
pourra réagir en commentaire. Je vous demande donc de m’envoyer vos avis comme
pour une critique classique et je les publierai. En espérant que cette fois la
sauce prendra ! N’hésitez pas, chacun peut venir donner un avis et des
conseils de lectures ! À vos plumes !
Vite vu vite lu :
La légende du changelin de Dubois et Fourquemin.
Angleterre, fin du XIXème siècle. Scrubby est un enfant
spécial. Certains disent qu’il a été enlevé par des fées alors qu’il n’était qu’un
nouveau né. Il voit le petit peuple et apprend de lui. Lorsque la crise force
sa famille à rejoindre La Ville pour espérer survivre, il découvre que les êtres
féeriques peuplent aussi les bas fonds et que le mal rôde…
On retrouve dans cette Bd originale le ton et l’univers de
Pierre Dubois : une féerie étrange, dangereuse parfois, remplie de
traditions. Nous sommes loin d’un récit fantasy classique et c’est ce qui est
vraiment agréable. Le graphisme de Fourquemin sert bien l’ambiance et l’histoire
pleine de réalisme social. Les deux premiers tomes sont de très bonnes facture,
il faut simplement espérer que la suite apporte un peu plus d’élan à cette
série qui s’installe assez doucement pour une série en 4 tomes. A découvrir.
StepH
Vampyrrhic de Simon Clarck
Le docteur David Leppington revient dans la ville du même
nom qu’il avait quitté 20 ans plus tôt. Il souhaite, entre autres, profiter de
ses vacances pour rendre visite au seul membre de sa famille qui habite encore
la ville…après tout ce temps. Il y rencontrera pourtant bien d’autres individus
hauts en couleurs et autres créatures dont il était bien loin de soupçonner
l’existence…
Vampyrrhic peut rebuter par son écriture légère et sa
fâcheuse tendance à s’appuyer sur des ingrédients qui nous sont trop souvent
servis à toutes les sauces (hémoglobine, scènes d’actions, sexe, etc.) et
pourtant… Et pourtant j’ai été séduite par l’introduction successive de chaque
personnage dont les destins seront amenés à se croiser, j’ai aimé que Clarck
joue sur les stéréotypes pour nourrir les attentes du lecteur, j’ai énormément
apprécié que l’auteur choisisse de ne pas se référer au mythe du vampire tel
que nous le présentent Bram Stoker ou Anne Rice et qu’il ajoute sa touche très
personnelle pour expliquer leur origine et leur présence. En résumé, une
littérature « easy-reading »
qui ne vous abrutira pas pour autant.
EVa
Abarat de Clive Barker
Candy
Quackenbush, jeune fille anonyme, ou presque, s'ennuie à
Chickentown, ville moyenne et poussiéreuse des Etats-Unis où
l'on élève des poulets et puis c'est tout. Un beau-père
alcoolique, une mère dont les contours s'effacent, tous les
ingrédients sont réunis pour faire de son quotidien une
longue suite de non-événements mornes et sordides.
Un beau jour, sa fuite du lycée et la découverte, sur une plage, d'un phare abandonnée vont faire basculer sa vie, et la voici fuyant un étrange tueur à gages en compagnie du non moins intrigant John Canaille, l'homme qui porte sur lui-même ses six frères-têtes. Elle ne va pas tarder à découvrir le magique et fascinant archipel d'Abarat et ses vingt-cinq îles (une pour chaque... heure de la journée, vous savez bien compter...), lieu où elle ne semble pas si inconnue que cela, et dont elle conserve d'étranges semi-souvenirs...
Paysages surréalistes, personnages hauts en couleurs, le point fort d'Abarat réside dans ses splendides illustrations, réalisées par l'auteur lui-même ; car pour ce qui est de l'histoire, si vous avez lu Alice et vu le Magicien d'Oz (ou encore, tiens, Coraline, ayons le courage de nos idées et plaçons-la au côté des classiques), vous ne trouverez là rien de bien révolutionnaire – même si, il faut être juste, l'univers est bien ficelé et le style agréable à lire. A mi-chemin entre délire onirique et roman d'aventure, Abarat (je n'ai lu que le premier tome, un deuxième est sorti qui attend son tour, et un troisième serait attendu), qui recèle quelques bonnes trouvailles, pourra vous faire passer un agréable moment, et voilà.
Zolg
Doomsday de Neil Marshall
Un horrible virus s’attaque à l’écosse, plus ravageur que
tout ce que l’on peut connaître. La seule solution trouvée par les autorités
réside dans une quarantaine forcée derrière un nouveau mur d’Adrien. Une vingtaine
d’année après, malgré toutes les précautions, le virus réapparaît en plein
Londres… Pour éviter la mort de l’Angleterre et pour des raisons politiques,
une équipe est envoyée derrière le Mur afin de trouver des survivants à la
précédente épidémie et de ramener un vaccin…
L’histoire commence très bien. Elle est prometteuse. On dirait qu’on va enfin voir le retour d’un vrai post-apocalyptique du XXIème siècle. Puis les héros traversent le mur et là c’est le drame… En plus de changer de civilisation en découvrant ce milieu hostile, le film nous fait traverser le temps du genre. On découvre un film des années 80 et encore, c’est assez méchant pour cette époque… Le film est un fouillis de poncifs et de déjà vus. On frôle souvent le parfait ridicule. La réalisation est lourdingue (ce qui est dommage pour le réalisateur de The Descent qui était très bien…). Bref, on se dit bien vite qu’il n’y a pas grand chose à sauver… Même la BO (vraiment un comble !!!) est une copie de 28 jours plus tard !
Vraiment inadmissible ! Ca aurait pu être un très bon film, mais Hollywood en a fait un blockbuster décérébré presque digne d’un Beowulf avec Lambert…
StepH
vendredi 11 juillet 2008
Vite vu, vite lu : JUILLET
Vu l'entrain qu'a provoqué ma proposition, je mets en place la nouvelle rubrique !
Pour la première fois donc (et j'espère pour longtemps) chacun pourra donner son avis sur un titre concernant l'imaginaire (vidéos, livres, jeux...). Pour cela, il suffit de se diriger vers les commentaires de ce message et de laisser son avis. De mon côté, je dresserai une liste des chroniques postées en commentaire pour que tout le monde puisse avoir une idée de ce qui a été critiqué.
N'oubliez pas que ce site est ouvert et que tout le monde peut poster un avis, alors n'hésitez pas à nous rejoindre!! Je rappelle aussi qu'il serait bon de vous relire avant de poster, ce qui évite d'avoir une faute d'orthographe par ligne !!
Pour plus de lisibilité, il serait aussi intéressant de tous garder la même nomenclature de titre. Voici celle que je propose : GENRE (BD, bouquin, vidéo, ciné, jeux vidéo, JDR...) : TITRE de AUTEUR(S).
C'est parti !!!
StepH
AVIS du mois de juillet :
BD : GENETIKS de Marazano et Ponzio.


