E-maginaire

Tout ou presque sur le domaine de l'imaginaire! Littérature (fantastique, SF, fantasy), BD, comics, manga, jeu de rôle, cinéma. Des actus et des nouvelles. Blog collaboratif, n'hésitez pas à l'enrichir de votre avis!

mardi 29 avril 2008

CALVEZ, Florent, LOVECRAFT : Réanimator.

 

reanimatorQui ne connaît pas le film culte des années 80 (1985) qui mettait en scène un savant (fou ?) voulant redonner la vie aux morts ? Il y a quelques mois, Delcourt redonnait vie à cette nouvelle de Lovecraft de 1922. Un succès ? Pour moi oui !

1910, Herbert West est un étudiant passionné, fils d’un médecin reconnu, mort bien trop tôt. Ambitieux et obstiné, il décide de s’attaquer à une maladie à laquelle personne n’échappe : la mort. En effet, sa théorie prouverait que l’âme n’existe pas et qu’il est donc possible de relancer la machine qui n’est qu’une association complexe de procédés chimiques. Accompagné par son ami Philip (qui est le témoin et le narrateur de cette histoire), ils vont aller au delà du raisonnable pour arriver à leur fin. Bien sûr, l’expérimentation tournera mal et l’on connaît plus ou moins la fin de l’histoire…

Si l’histoire est de facture classique (on en connaît déjà le dénouement), la mise en page et le graphisme servent cette BD à merveille. Florent Calvez, signe ici ce qui est pour moi sa meilleure œuvre. Je n’ai pas lu la nouvelle qui a inspiré cette BD, mais je trouve que l’ambiance qu’il instille au fil des pages se rapproche d’une manière générale de l’univers de Lovecraft. Des tons uniformes (plutôt verdâtres), un dessin hachuré, des cadrages statiques, nous plongent dans l’univers étrange et effrayant de Lovecraft. Une fois ouverte, il est dur d’abandonner cette histoire macabre.reanimator1

Certes le rythme peut sembler un peu mou au bout d’un moment, mais il est tellement rempli de détails, montre si bien la plongée dans la folie du Docteur qu’on ne peut abandonner. On retrouve aussi des clins d’œil à une autre histoire classique : Frankenstein.

Bref, je n’avais pas trop apprécié de parcourir les pages de Nelson Lobster (une autre série en cours de l’auteur) mais là, je suis sous le charme ! Je conseille la lecture de Réanimator à tous ceux qui aiment les histoires macabres, les fans de Lovecraft et les nombreux fans de Zombie qui peuplent ce blog ! Merci Monsieur Calvez !

StepH

Le site de la BD : http://www.reanimator.fr/

Le site de l’auteur : http://www.florentcalvez.com/

 

 

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mercredi 23 avril 2008

POWERS, Tim : Les voies d'Anubis

anubis_powersCertaines personnes qui me connaissent savent que je suis du genre à rabâcher régulièrement les mêmes choses. Parmi celles-ci, un exemple : IL FAUT ABSOLUMENT LIRE « LES VOIES D’ANUBIS » DE TIM POWERS !!!

Un avantage, c’est que je ne l’ai pas encore dit ici. Je vais donc me contenter d’asséner une évidence, sans me soucier de ce qu’en pensent d’éventuels contradicteurs, puisqu’après tout j’ai raison : ce roman est un ouvrage majeur de la Science-Fiction. Prix Philip K. Dick et Sceince-Fiction Chronicle Award 1984, prix Apollo 1987 ; autant de références qui me donnent l’avantage de ne pas être le seul à penser cela. Mais assez de blablature : parlons-en.

Brendan Doyle, professeur de littérature anglaise, accepte un beau jour de participer à une expérience inédite proposée par un scientifique rencontré lors d’une conférence : remonter pour quelques jours le cours du temps pour atterrir au XIX° siècle. C’est pour lui l’occasion de se plonger dans l’ambiance d’un siècle qui le fascine et peut-être de rencontrer les poètes qui le fascinent : Lord Byron, John Keats, Percy Shelley… Las ! Que ne manque-t-il le voyage retour et reste coincé là, à fuir d’étranges bohémiens, ainsi qu’un clown rebondissant (littéralement), sans parler de ces mages égyptiens qui souhaitent faire revenir à la vie leurs dieux à eux et sont persuadés qu’ils n’y parviendront qu’en lui faisant la peau. Au cœur de ces aventures rocambolesques, le professeur se retrouvera sur la piste d’un poète romantique des plus mystérieux, et son favori : William Ashbless, cela lui donne au moins l’occasion de travailler à sa thèse… en espérant ne pas changer le cours de l’Histoire. Il manquera également se noyer, découvrira un fascinant monde souterrain et…

Je m’arrête là, sans quoi j’en dirais trop. Incroyablement vivant et renseigné concernant tant les poètes romantiques que l’histoire des sciences occultes, « Les Voies d’Anubis» est aussi le roman fondateur de la vague Steampunk, courant fort intéressant de la S.F. en ceci  qu’il fait émerger les questionnements liés à la confrontation entre les antiques superstitions qui ont régné sur les fantasmes humains durant des siècles et les techniques industrielles naissantes – questionnements qui aujourd’hui prennent un autre sens, mais ne peuvent (à mon humble avis) être évités non plus.

Une œuvre haletante et maîtrisée de la première à la dernière ligne, le meilleur roman de Tim Powers – il est rare que je sois si enthousiaste. C’est peut-être parce qu’en ses lignes j’y ai retrouvé, ébahi, une superstition que m’avait transmise ma grand-mère, dans les « temps anciens » de ma jeunesse ; elle me répétait régulièrement : « Quand tu cuisines des œufs, pense toujours à écrabouiller les coquilles si tu ne veux pas que les sorcières s’en servent pour traverser la rivière ! ». Vous en faites ce que vous voulez ; tant que vous LISEZ LES VOIES D’ANUBIS, cela me convient.

Zolg

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dimanche 20 avril 2008

VERBINSKI, Gore : Pirates des Caraïbes 3 ; Jusqu’au bout du monde

medium_Pirates_des_Caraibes_3Leçon de cuisine : faites un film sans saveur ; rallongez la sauce à l’extrême et vous obtiendrez 2H48 d’un film qui ne laisse aucun goût dans la bouche, si ce n’est le regret de l’avoir vu.

Autant vous le dire, déjà d’entrée, je n’ai pas du tout adhéré au concept « Pirates Des Caraïbes ».Faire un film à partir d’une attraction Disney ? Pourquoi pas faire le Manoir Hanté tant qu’on y est….hum hum.

Est-il besoin de résumer la saga ? Car je suis sure que vous avez tous vu au moins un des trois épisodes (et j’espère que c’était le premier).

Pour faire bref, la saga « Pirates Des Caraïbes » nous narre les aventures rocambolesques du pirate Jack Sparrow (interprété par Johnny Depp) qui recherche tour à tour, son bateau (PdC1), le coffre maudit (PdC2) et un bon scénario (PdC3) !

Le film commence et déjà, il n’y a pas que les amarres qui sont larguées ! Aucun rappel pour permettre au spectateur de se « remettre dans le bain » ; donc on passe une bonne demi-heure à se poser un tas de questions : Comment il se finit au fait le 2 ? Mais lui, c’est qui déjà ? C’est quoi ce film qu’on regarde ? Une fois ces questions posées, il reste quand même encore 2H00 de film et toujours pas une once d’intérêt. Le personnage de Jack Sparrow, qui faisait la force du premier opus, devient presque une des faiblesses principales de ce film. On en arrive à une caricature d’un Jack Sparrow qui en lui-même était déjà une caricature (mais réussie pour le 1er opus). Et bien qu’en jouant les bouffons, Johnny Depp n’arrive toujours pas à nous décrocher un sourire. Les personnages secondaires (Elizabeth Swann - Keira Knightley et Will Turner – Orlando Bloom pour ne citer qu’eux) sont quant à eux  plus que fades. Mention spéciale toutefois à Keith Richards pour son apparition clin d’œil en tant que père de Jack Sparrow.

Niveau scénar, donc, rien de bien intéressant. On prend les méchants des deux premier opus, on secoue bien fort et…… et bien rien ! On attend jusqu’à la fin du film une superbe bataille navale qu’on nous promet plusieurs fois mais qui n’arrive jamais… Quant au petit jeu de trahison perpétuelle du trio de tête cela en devient presque soporifique… et je ne parle même pas de la scène du mariage improvisé entre Will et Elizabeth….

Bref, après avoir vu les trois épisodes de la saga, et bien j’ai tendance à revoir mon jugement sur le premier, qui, finalement, n’était pas si mal que ça !

Pour finir j’attirerai juste l’attention sur la performance d’acteur du personnage qui est pour moi le plus intéressant du film : le petit macaque ! A bon entendeur !

Miss J.

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mercredi 2 avril 2008

FRESNADILLO, Juan Carlos : 28 semaines plus tard.

28_semaines_plus_tardPour commencer, autant vous dire que j’étais fan du premier opus (28 jours plus tard de Danny Boyle), c’était un bon film de zombies et un très bon film sur l’humanité. Alors, j’attendais vivement la suite (que j’avais loupée au ciné). Le DVD est sorti, je l’ai vu, est-ce que je suis emballé ? Oui mais non…

Le Film débute quelques semaines après l’épidémie qui a touché l’Angleterre. Un groupe de survivants attend d’être secouru mais se fait prendre d’assaut par un (grand) groupe d’infectés. Chacun tente de fuir et le courage n’est pas toujours à l’honneur…
28 semaines plus tard, les infectés sont morts de faim, le moment est venu de reconstruire… Nos amis américains ont pris le contrôle d’une partie de la ville et l’ont sécurisée, c’est le retour au bercail des expatriés. On suit alors la réunion d’une famille séparée et la tentative de reprendre une vie normale après les horribles évènements narrés dans le premier opus. Malheureusement, le bonheur de se revoir est de courte durée, un infecté survivant est retrouvé et relance le virus. Bien sûr la situation devient rapidement incontrôlable, apportant son lot d’hémoglobine et de réflexion…

Ce résumé est assez général à dessein, pour ne pas dévoiler une partie importante de l’histoire. Il vous suffit de savoir qu’on suit beaucoup cette famille qui détient quelques clés au sujet du virus…

Si l’on reprend le déroulement du film, la scène d’introduction est tout simplement énorme ! On retrouve à la fois du grand spectacle mais aussi les thématiques qui ont fait le succès du film de Boyle. Pas de héros, juste des hommes qui veulent survivre, à tout prix. Bien réalisée, bien jouée par un toujours bon Robert Carlyle, cette première scène promet un film de haute tenue ! Mais voilà, la suite n’est pas à la hauteur… Si l’on aborde des sujets qui (m’)apportent toujours des frissons (la survie à tout prix, l’horreur de l’humanité…) et des thèmes de réflexions, le scénario est assez téléphoné, rebat des poncifs mille fois vus (le zombie psychopathe slasher, c’est quand même un bon mixe de classiques !!). On se questionne parfois même sur la crédibilité de certaines scènes (destruction d’un groupe d’infectés à coups de pales d’hélico, des soldats robots qui ne se posent jamais de questions…). Bref le scénario aborde des bonnes questions mais les traite de façon tellement lourdes que même Roland Emmerich ne l’aurait pas tourné comme ça (non, j’exagère quand même !!).

Côté réalisation, ce n’est pas toujours ça non plus. Le jeune espagnol tombe dans des tours de caméras un peu hystériques (certes, on se sent presque dans la mêlée, mais bon c’est un peu trop pour moi), nous donne du projet blairwitch au rabais avec une lunette de sniper, enfin, se fait plus redondant que tous les films gros budget.

Au final, si 28 semaines plus tard se regarde sans peine (enfin, moi, ça m’a fait de la peine !), on perd beaucoup de l’originalité du premier pour tomber dans le film de zombie classique… Enfin, rien que pour la première scène, je vous conseille tout de même de le voir !

StepH

PS : Il est à noter qu'il existe une BD qui fait le lien entre le premier et le second film. Ne l'ayant pas encore lue, je ne peux pour le moment pas vous en dire grand chose de plus mais je réparerai cette erreur en commentaire!!! Venez y de temps en temps pour jeter un oeil !

Posté par e_maginaire à 20:46 - petit et grand écran - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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